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Hollande va défendre à Bruxelles sa vision du "pacte de croissance"

23/05/2012 10:23 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

PARIS - François Hollande va soumettre mercredi soir à ses partenaires de l'Union européenne sa vision du "pacte de croissance" qu'il souhaite insérer dans le traité européen, conformément à sa promesse de campagne, lors d'un sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. Le président français a évoqué ce sujet avec le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qu'il a reçu à l'Elysée pour un déjeuner de travail.

"Nous avons des positions qui peuvent être convergentes, pas sur tous les sujets mais sur deux grandes priorités: la première, c'est de mettre de la liquidité dans le système financier européen, et de faire en sorte que toutes les banques européennes puissent être consolidées", a expliqué François Hollande, lors de la conférence de presse conjointe des deux dirigeants.

"Nous avons aussi le souci de la croissance", a-t-il souligné. "Nous poursuivons, chacun à notre niveau, des politiques de consolidation budgétaire, et l'Espagne a fait un effort important, mais nous avons aussi conscience que la croissance doit être également à notre agenda."

"Sinon, comment sera-t-il possible d'atteindre les résultats en matière de réduction des déficits, de maîtrise de la dette, s'il n'y a pas une activité supplémentaire?", a argumenté le président français.

François Hollande a précisé qu'il évoquerait mercredi soir, devant les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne, le "pacte de croissance" ainsi que "l'enjeu de la liquidité", avec l'objectif "d'avoir un système bancaire qui soit solide", et "d'être protégé des spéculations qui peuvent nourrir parfois les marchés".

De son côté, Mariano Rajoy a assuré qu'il était en "accord assez important avec la position défendue par la France".

"Il ne suffit pas de contrôler le déficit public, il est important de mener des politiques qui vont stimuler la croissance", a-t-il a son tour insisté, souhaitant notamment des réformes "pour que l'économie soit plus souple, plus compétitive", tout en rappelant son attachement au "contrôle budgétaire".

"Nous avons besoin de financement, de liquidités, de durabilité en ce qui concerne la dette", a-t-il poursuivi, soulignant la difficulté pour l'Espagne à financer sa dette avec des taux d'intérêt plus élevés que d'autres pays européens, comme la France ou l'Allemagne.

"Au niveau européen, nous sommes tout à fait d'accord, nous devons travailler en faveur d'une plus grande intégration budgétaire, économique, politique", a-t-il ajouté. AP

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