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Grève de 5.000 cheminots du Canadian Pacific Railway

23/05/2012 09:58 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Près de 5.000 employés de la compagnie de chemins de fer Canadian Pacific Railway (CPR) se sont mis en grève dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé leur syndicat, la branche ferroviaire de Teamsters Canada, après l'échec des négociations avec le gouvernement.

Le conflit porte essentiellement sur les retraites --la direction de l'entreprise souhaitant revoir le système pour le rapprocher de ceux de ses concurrents et préserver sa compétitivité--, sur certains règlements de travail et sur la gestion de la fatigue.

La grève, déclenchée à minuit heure locale (04H00 GMT mercredi), est prévue pour durer 72 heures.

"Les parties n'ont pas réussi à s'entendre malgré un sprint de négociations qui s'est poursuivi jusqu'en fin de soirée", précise le syndicat dans un communiqué.

Doug Finnson, le vice-président de Teamsters Canada, a déclaré que ses membres ne "quitteraient pas la table des négociations", lesquelles devaient reprendre mercredi malgré la grève en cours.

Teamsters Canada a exprimé sa reconnaissance à la ministre du Travail, Lisa Raitt, pour ses efforts afin d'éviter la grève.

Mme Raitt a annoncé qu'elle était prête à introduire devant le Parlement fédéral une loi d'urgence imposant le retour des grévistes au travail dans l'intérêt de l'économie nationale, mais qu'elle préférerait que les parties en conflit parviennent à une solution, ce "dont elles sont très proches".

Elle a aussi souligné que si la grève se prolongeait, elle coûterait à l'économie environ 540 millions de dollars canadiens (autant en dollars américains) par semaine.

La ministre n'a pas voulu préciser combien de temps elle patienterait au cas où les négociations venaient à traîner en longueur, mais elle a fini par dire que la loi pourrait être éventuellement introduite lundi prochain.

Lors de conflits de travail précédents, par exemple à Air Canada ou dans les postes, elle a eu recours au même moyen de pression pour imposer un retour rapide au travail, suivi de négociations menées dans le cadre d'un arbitrage imposé.

Le porte-parole de la société ferroviaire, Ed Greenberg, s'est félicité du fait que l'arrêt du trafic sur 24.000 km de rails exploités par Canadian Pacific Railway ait pu se faire de manière ordonnée et que certains trains de banlieue aient pu être maintenus autour de Montréal, Vancouver et Toronto.

Ce conflit de travail intervient alors que le patron de la CPR, Fred Green, a annoncé le 17 mai son départ après 34 années passées au sein de la compagnie ferroviaire, après avoir été désavoué par un actionnaire important.

Selon M. Greenberg, il n'y a aucun lien entre cette démission et la grève, déclenchée faute d'entente sur des questions en négociation depuis longtemps.

str-via/sam

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