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De jeunes acteurs tentent de se défaire de leur image hollywoodienne à Cannes

23/05/2012 03:47 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

CANNES, France - Vampires, Transformers, adolescents chanteurs: des types de rôles qui peuvent suivre un jeune acteur longtemps.

Au 65e Festival de Cannes, certaines jeunes vedettes de Hollywood tentent toutefois de se défaire de l'image qui les a rendues célèbres, espérant mener leur carrière au-delà des mégaproductions pour se concentrer sur des rôles plus adultes, dans des films plus audacieux.

Robert Pattinson («Twilight»), Kristen Stewart («Twilight»), Shia LaBeouf («Transformers») et Zac Efron («High School Musical») apparaissent tous dans un film en compétition au festival.

Dans «Cosmopolis», de David Cronenberg, qui sera présenté à Cannes vendredi, Pattinson interprète un milliardaire de Manhattan. Un rôle qui, dit-il, a changé la façon dont il se percevait lui-même.

L'acteur de 26 ans a confié que le public ne le percevait plus comme un adolescent, de sorte qu'il a choisi d'arrêter d'agir comme s'il en était toujours un.

En plus du dernier volet de «Twilight», prévu en novembre, Pattinson tiendra des rôles dans «The Rover» de David Michod et dans le thriller militaire «Mission: Black List». Comme «Cosmopolis», ces films ne sont pas des mégaproductions.

«Lorsque vous participez à une mégaproduction, vous avez beaucoup de pression qui n'est aucunement liée à votre travail, explique l'acteur. Vous devez vous adapter à un nouvel univers, plutôt que simplement essayer de devenir un meilleur acteur, d'être meilleur dans vos films. Dès que vous devenez célèbre, vos films et votre vie ne font qu'un pour le public, de plusieurs façons.»

La majorité des acteurs sauteraient sans doute sur l'occasion de tenir la vedette dans des films payants et populaires. Mais de tels rôles décrochés à l'adolescence peuvent étouffer une carrière qui semblait au départ prometteuse.

Kristen Stewart, la covedette de Pattinson dans «Twilight», explore elle aussi un nouveau territoire à Cannes, à l'âge de 22 ans, avec la très attendue adaptation par Walter Salles du roman de Jack Kerouac, «On the Road» («Sur la route»). Le film a été présenté mercredi au festival.

Le film de gangsters «Lawless», avec Shia LaBeouf, a aussi été présenté à Cannes. Le jeune acteur se dit heureux d'avoir pu participer à la conception d'un film du début à la fin, plutôt que de simplement profiter du succès d'une importante mégaproduction. LaBeouf, qui tiendra également un rôle dans le prochain film de Robert Redford, «The Company You Keep», espère que «Lawless» marquera le début d'une nouvelle ère pour lui.

«Je prends plus de risques, admet l'acteur. J'avais vraiment peur du risque auparavant parce que j'avais un gros film à protéger, pas seulement pour moi, mais aussi pour ceux qui étaient derrière moi.»

Le réalisateur de «Lawless», John Hillcoat, croit que l'acteur de 25 ans, qui a aussi joué dans «Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull» («Indiana Jones et le royaume du crâne de Cristal»), a été prisonnier des franchises cinématographiques pendant un certain temps.

«Il voulait tellement jouer un vrai personnage, un vrai rôle», raconte Hillcoat.

Jeudi, Lee Daniels présentera à Cannes «The Paperboy», son premier film depuis le succès de «Precious» («La véritable Precious Jones»). Zac Efron, âgé de 24 ans, y tient le rôle du jeune frère d'un journaliste (Matthew McConaughey), qui enquête sur un prisonnier condamné à la peine de mort (John Cusak).

Daniels admet qu'après avoir dû regarder plusieurs fois «High School Musical» avec ses enfants, il ne croyait jamais qu'il travaillerait un jour avec Zac Efron. «Et je peux vous dire que j'avais tort», lance-t-il.

Le Zac Efron the «The Paperboy», explique Daniels, n'est pas celui que connaissent ses admirateurs. «C'est un Zac adulte, un Zac torturé, précise le réalisateur. C'est quelqu'un que nous n'avions jamais vu avant, un Zac différent.»

Efron, Stewart, LaBeouf et Pattinson ne pourraient rêver d'un meilleur endroit que Cannes pour présenter leur nouvelle image, le festival étant le lieu où l'audace est souvent récompensée.

«Il ne sert à rien d'avoir peur d'essayer, philosophe Pattinson. Ce qui pourrait arriver de pire, c'est seulement l'échec, n'est-ce pas?»

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