NOUVELLES

Clinton et Panetta pour ratifier la convention sur le droit de la mer

23/05/2012 11:48 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

La secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton et son homologue de la Défense Leon Panetta ont appelé mercredi le Sénat à ratifier la convention de l'ONU sur le droit de la mer de 1982, afin de voir reconnus les droits économiques et impératifs militaires des Etats-Unis.

"Si les Etats-Unis veulent affirmer pleinement leur rôle historique comme leader mondial, ils doivent adhérer à cette importante convention", a résumé le patron du Pentagone face aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères.

Le traité, déjà ratifié par 162 pays dont la Chine et la Russie, constitue "la base la plus solide sur laquelle fonder notre présence mondiale, sur, au-dessus et sous les mers", a appuyé M. Panetta.

Cette convention permet d'affirmer ses droits à la libre navigation et les frontières maritimes de chaque pays, ce qui a d'importantes conséquences économiques, notamment dans l'Arctique.

"La convention permet aux pays de revendiquer leur souveraineté sur le plateau continental au delà des 200 miles nautiques de la côte" et permettra donc aux compagnies pétrolières et minières américaines de bénéficier d'un base légale pour opérer dans ces zones, et ainsi "créer beaucoup d'emplois", a expliqué Mme Clinton.

La ratification par les Etats-Unis permettrait également à Washington de faire entendre sa voix dans les disputes territoriales, notamment en mer de Chine du Sud. "Nous aurions davantage de crédibilité à invoquer les règles de la convention" pour résoudre les conflits dans cette zone où les Etats-Unis ont des "intérêts vitaux", a-t-elle fait valoir.

La convention de Montego Bay (Jamaïque) est entrée en vigueur en 1994 mais, en dépit du soutien des administrations républicaines comme démocrates, le Sénat n'a jamais pu réunir la majorité des deux tiers nécessaire à sa ratification.

Une frange de républicains conservateurs s'y oppose, s'inquiétant de certaines clauses relatives à l'exploitation des ressources sur le plateau continental.

Pour éviter que le sujet ne deviennent un enjeu en cette année électorale, le président de la commission des Affaires étrangères, John Kerry, s'est engagé à ne pas soumettre le texte au vote du Sénat avant la présidentielle de novembre.

mra-ddl/sj

PLUS:afp