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USA: la "révolution" attendue des noms de domaine sur internet redémarre

22/05/2012 03:36 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

La "révolution" annoncée des noms de domaine sur internet, restée suspendue durant près de six semaines, a redémarré mardi avec la reprise de l'enregistrement des dossiers des entreprises, associations ou célébrités voulant réserver l'utilisation de certains suffixes.

L'Icann, l'agence indépendante chargée de réglementer les noms de domaine sur internet, basée en Californie (ouest des Etats-Unis), a indiqué qu'elle avait remédié au bogue informatique qui avait perturbé l'enregistrement de nouvelles terminaisons de noms de domaine au-delà des classiques .com, .org.

"Ces dernières semaines, nous avons résolu le problème technique qui nous avait poussés à débrancher le système", a déclaré le directeur d'exploitation de l'Icann, Akram Atallah, dans un message mis en ligne sur le site de l'agence.

A l'origine, il fallait informer l'Icann au plus tard le 12 avril des noms de domaine devant être déposés. La nouvelle date limite a été fixée au 30 mai minuit (heure GMT).

Le mois dernier, M. Atallah avait fait part d'un "problème potentiel avec le logiciel (...) qui avait permis à un nombre limité d'internautes de voir les noms de dossiers et d'autres usagers" de ce programme. Toute la procédure avait alors été gelée par sécurité.

L'Icann a lancé en janvier le processus par lequel des entreprises peuvent déposer des demandes afin que des adresses internet se terminent autrement que par les traditionnels .com, .org, .net ou des lettres signalant divers pays (.fr, .ca, etc.).

Que ce soit pour obtenir le suffixe de leur marque (.apple, .toyota ou .nutella), d'un produit (.caméra, .vélo, .chaussure), ou d'un autre mot de leur choix, les sociétés ont encore une semaine pour soumettre leur demande. Il en coûte 185.000 dollars pour demander un nouveau suffixe, puis 25.000 dollars de frais annuels.

Cet élargissement, controversé, est rendu nécessaire par l'explosion du nombre d'internautes à deux milliards de personnes dans le monde, dont la moitié en Asie, a fait valoir l'Icann.

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