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Une bombe trouvée dans un théâtre de Buenos Aires où Alvaro Uribe est attendu

22/05/2012 03:44 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

BUENOS AIRES, Argentine - La police argentine a désamorcé une bombe cachée dans le plafond d'un théâtre de Buenos Aires où l'ancien président colombien Alvaro Uribe doit s'exprimer mercredi, ont annoncé les autorités mardi.

La bombe était cachée dans l'alimentation électrique d'un plafonnier du deuxième étage du théâtre Grand Rex. Elle était attachée à un téléphone cellulaire avec une alarme programmée pour 16 h 30 mercredi, à l'heure où M. Uribe doit participer à un cocktail après son discours, en compagnie de gens d'affaires et d'autres invités de marque, a déclaré le juge chargé de l'enquête, Norberto Oyarbide.

«C'est un engin simple, mais il aurait pu faire des victimes», a dit M. Oyarbide. «Les dommages causés à l'Argentine auraient été immenses.»

Le juge a salué le travail des employés d'entretien et de sécurité du théâtre qui ont découvert la bombe.

Le juge Oyarbide a fait ces déclarations après être allé inspecter en personne le théâtre historique situé sur l'avenue Corrietes, au coeur de la capitale argentine.

Alvaro Uribe, qui a été président de Colombie de 2002 à 2010, a été invité à Buenos Aires pour parler de la transformation de son pays, dans le cadre d'un colloque organisée par l'entreprise WOM-Latam, spécialisée dans les séminaires sur le leadership. Les billets pour le cocktail auquel participera M. Uribe ont été vendus plus de 500 $ US chacun.

Le juge Oyarbide a déclaré que le séminaire et le discours de M. Uribe auraient lieu comme prévu malgré la découverte de la bombe.

M. Uribe, un ex-président conservateur dans une région dominée par les dirigeants de gauche, a adopté la ligne dure contre les rebelles en Colombie, avec d'importants gains pour la sécurité. Mais les militants des droits de la personne le critiquent pour les exécutions extra-judiciaires commises par les militaires et pour avoir fait la paix avec les milices d'extrême droite qui ont commis des milliers de meurtres.

Plus tôt cette semaine, une coalition de militants de gauche et de Colombiens vivant en Argentine ont accusé les organisateurs du colloque de présenter M. Uribe comme un pacificateur qui a fait de la Colombie une destination prisée pour les investisseurs. Ils ont accusé l'ancien président d'avoir commis «les crimes les plus atroces».

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