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Un mort dans l'explosion d'une voiture à Port-Soudan

22/05/2012 04:57 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Une personne a été tuée mardi dans l'explosion d'une voiture dans la ville de Port-Soudan, principal port du Soudan sur la mer Rouge, ont indiqué les médias officiels, environ un an après que Khartoum a accusé Israël d'un raid aérien dans cette région.

Aucune précision n'a été donnée sur les raisons de l'explosion qui a créé, selon des témoins, deux cratères dans la chaussée.

"Une voiture a explosé dans Port-Soudan et le corps du chauffeur est totalement carbonisé. La police enquête", a indiqué Radio Omdurman.

L'agence de presse officielle Suna a identifié la victime comme étant Nassir Awadallah Ahmed Saïd, 65 ans, un homme d'affaires de Port-Soudan (est).

Des photos de la scène montrent un véhicule dont l'aile droite est entièrement tordue et noircie, l'habitacle en cendres, et le toit apparemment arraché.

Des témoins ont indiqué à l'AFP que l'explosion s'est produite peu avant 08H00 (05H00 GMT) dans la banlieue est de la ville.

"J'ai entendu une grosse explosion, je suis sorti, j'ai vu une voiture en feu et deux cratères dans la chaussée", a indiqué un habitant du quartier, un récit confirmé par un second riverain.

En avril 2011, le Soudan avait accusé Israël d'être derrière un mystérieux raid aérien contre un véhicule qui avait fait deux morts à Port-Soudan.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères avait affirmé que l'attaque contre la voiture avait été menée par deux hélicoptères Apache AH-64 en provenance de la mer Rouge.

Il avait précisé qu'aucun pays de la région, à l'exception d'Israël, ne possède ces hélicoptères de fabrication américaine.

Israël n'avait fait aucun commentaire.

Des responsables israéliens avaient auparavant exprimé leur préoccupation concernant de présumés convois d'armes au Soudan, qui entretient des relations étroites avec le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Le Soudan, qui s'efforce d'obtenir des Etats-Unis qu'ils lèvent les sanctions prises à son encontre depuis 1997 en partie en raison de son soutien à des groupes classés comme terroristes, a affirmé qu'il n'abritait pas de groupes de militants islamistes sur son territoire.

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