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Tour d'Italie - 16e étape: un Basque en attendant les Dolomites

22/05/2012 01:07 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

Un Basque, Jon Izagirre, et un Catalan, Joaquim Rodriguez, sont montés sur le podium du Tour d'Italie, mardi, à Falzes (nord), au terme de la 16e étape du Giro avant le verdict des Dolomites.

A 23 ans, Izagirre a gagné une étape de transition qui a suivi le scénario habituel dans les grands tours. Après un départ ultra-rapide (49,8 km dans la première heure) à cause des nombreuses tentatives d'échappées, un groupe de dix coureurs ne présentant aucun danger pour les leaders a pris le large et a rallié l'arrivée avec un avantage conséquent, près de neuf minutes.

Le jeune Basque, professionnel depuis l'an passé, s'est affirmé le plus fort de ce groupe dans la côte située à l'entrée des 4 derniers kilomètres. Il a donné à la formation Euskaltel, venue sur le Giro sans ses chefs de file (S. Sanchez, Anton) son premier succès, et a signé la 98e victoire d'étape espagnole dans le Giro depuis la première acquise en 1955.

L'autre coureur espagnol en vedette, Joaquim Rodriguez, s'est contenté de suivre au sein d'un peloton qui a rallié l'arrivée tranquillement. Sans que le porteur du maillot rose de leader cherche à utiliser le tremplin de la côte menant aux 2 derniers kilomètres et à l'arrivée à Falzes, le nom italien de la bourgade de Pfalzen, à faible distance du Plan de Corones où le Giro a vécu des heures plus spectaculaires ces dernières années.

Les positions sont donc restées figées à la veille de l'étape des Dolomites, la première des trois journées de haute montagne qui attendent les favoris avant de rejoindre Milan dimanche prochain. Mais le Duran et le Giau, les deux cols de première catégorie au programme de la 17e étape pour rejoindre Cortina d'Ampezzo après 186 kilomètres, sont de toutes difficultés.

A partir d'Agordo (Km 115), le parcours ne présente plus un kilomètre de plat. Au sommet du Giau, une ascension de 9,9 kilomètres (à 9,3 %) conduisant à l'altitude de 2236 mètres, la route plonge vers la station d'arrivée, ville-hôte des JO d'hiver 1956 quand l'Autrichien Toni Sailer avait gagné les trois épreuves de ski alpin au programme de l'époque.

"Nous sommes prêts, mon équipe et moi", annonce Ivan Basso, troisième au classement général (à 1 min 22 sec de Rodriguez). "Je suis serein", répond en écho l'autre grande chance italienne, Michele Scarponi (6e à 1 min 36 sec), le vainqueur sortant du Giro.

Rodriguez, pour sa part, affiche une semblable confiance. "Je m'attends à des attaques mais je suis prêt à répondre", affirme le grimpeur de l'équipe Katusha. "Je me porte bien, je vois jour après jour".

En tout cas, le porteur du maillot de leader est apparu très détendu durant cette journée de transition. Pour le plaisir des caméras, il a même fait mine de répondre à un téléphone tendu par une voiture d'équipe (Saxo Bank). Un combiné tout rose évidemment.

jm/gd

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