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Des syndicats canadiens hors-Québec appuient financièrement la lutte étudiante

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MONTRÉAL - Des syndicats canadiens établis à l'extérieur du Québec ont commencé à appuyer financièrement les principales associations étudiantes de la province afin de soutenir leur lutte contre la hausse des droits de scolarité et la loi spéciale du gouvernement Charest.

Ces syndicats ont ainsi confirmé mardi l'envoi de plus de 36 000 $ jusqu'à maintenant. D'autres leaders syndicaux dans le reste du pays appellent désormais leurs membres à voter en faveur d'appuis financiers aux groupes étudiants québécois.

Au cours des dernières semaines, deux sections ontariennes du Syndicat canadien de la fonction publique ont versé 30 000 $ au mouvement étudiant du Québec: la section du SCFP à l'Université de Toronto a déboursé 20 000 $, tandis qu'une section à l'Université McMaster a versé 10 000 $.

Selon Ken Lewenza, président du Syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), environ 150 délégués ont donné 3000 $, un montant égalé par le syndicat. Les trois principaux groupes étudiants auront donc finalement reçu 2000 $ chacun des TCA.

De son côté, une porte-parole du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) a confirmé qu'un don avait été fait à la cause étudiante, sans toutefois pouvoir en préciser le montant.

Plusieurs délégations syndicales devaient également participer à l'importante manifestation mardi après-midi à Montréal, alors que des événements semblables sont organisés dans différentes villes canadiennes — à Toronto et Vancouver, notamment — de même qu'à l'étranger — à Paris et New York.

Le directeur général de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU), Jim Turk, a indiqué mardi que son groupe pourrait approuver d'ici un jour ou deux une contribution financière aux associations étudiantes québécoises. «Nous envisageons activement cette possibilité», a-t-il dit.

L'ACPPU et la Fédération canadienne des étudiant(e)s (FCE) ont par ailleurs demandé l'annulation de la loi spéciale adoptée vendredi par le gouvernement du Québec, une loi qu'elles qualifient d'injuste. Au dire de Jim Turk, le gouvernement Charest se doit ainsi d'abroger immédiatement la loi 78, qu'il qualifie d'inconstitutionnelle, en plus d'éliminer toutes les amendes imposées et d'annuler les arrestations effectuées en vertu de cette loi.

Selon les deux organisations, la loi 78 brime «sérieusement» le droit constitutionnel à la liberté d'expression et d'association. Le gouvernement du Québec, disent-ils, l'a déposée dans le but de «saper» la grève que mènent les étudiants québécois pour contrer par la mobilisation populaire la hausse des droits de scolarité.

«Nous ne voulons pas que la question principale soit occultée, soit le désir d'avoir un système d'éducation post-secondaire accessible», a dit M. Turk. «Nous avons été très fermes sur ce point, et nous examinons désormais les options concrètes qui s'offrent à nous pour venir en aide aux étudiants sur le plan financier.»

M. Turk a ajouté que son groupe pourrait aider les étudiants à contester devant les tribunaux la loi 78, qu'il a qualifiée de «répressive» et d'«inquiétante».

La FCE et l'ACPPU disent représenter environ 600 000 étudiants, professeurs et employés dans les 10 provinces canadiennes.

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