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RDC: l'Unicef condamne les "tueries d'enfants" dans les Kivu

22/05/2012 12:38 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

La représentante de l'Unicef en RDC Barbara Bentein a condamné les "tueries d'enfants" dans les provinces voisines et instables des Nord et Sud Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, où une vingtaine d'enfants ont été tués depuis début mai.

"Une vingtaine d'enfants ont été signalés parmi les victimes des violences récentes dans le Nord et le Sud Kivu (...). L'Unicef condamne les actes de violence qui ciblent les enfants et invite toutes les parties à respecter les droits des femmes et des enfants", indique Barbara Bentein dans un communiqué.

L'Unicef rappelle le cas de deux enfants brûlés vifs le 9 mai dans leur maison avec deux adultes au Tanzanya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Dans un précédent communiqué, l'agence onusienne attribuait l'attaque à de "présumés" éléments des rebelles hutu-rwandais des "Forces de libération du Rwanda" (FDLR).

"Neuf enfants (ont été) tués dans le massacre de 37 personnes dans Kamananga, tandis que six enfants et deux femmes enceintes sont parmi les 32 civils tués à Lumendje" le 13 mai dans le territoire de Bunyakiri au Sud-Kivu, précise le communiqué.

L'ONU avait indiqué que l'attaque à Kamananga était l'oeuvre des FDLR. Le lendemain, des villageois ont attaqué une base de la Mission de l'ONU (Monusco) à Bunyakiri, l'accusant de passivité, et des éléments armés dans la foule ont blessé par balles une dizaine de casques bleus.

Barbara Bentein a par ailleurs indiqué que "deux enfants et neuf adultes ont été tués au Chambucha, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, à la frontière avec le Sud-Kivu, le 17 mai".

"L'Unicef demande que les auteurs de ces actes soient jugés et punis par les autorités compétentes et rappelle à toutes les parties leur responsabilité directe de protéger la vie des enfants et de tous les autres civils pris dans un conflit", a plaidé la représentante.

Kigali recherche certains éléments des FDLR pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994 au Rwanda, qui avait fait 800.000 morts, surtout tutsi, selon l'ONU. En RDC, ces rebelles sont régulièrement accusés de commettre des pillages, atrocités, viols et assassinats, notamment contre les civils.

hab/cpy

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