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Le pétrole se replie à New York, inquiet pour la demande européenne

22/05/2012 09:31 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

Le pétrole se repliait mardi à New York à l'ouverture, les courtiers s'inquiétant des estimations de l'OCDE selon lesquelles l'économie de la zone euro devrait être "sans croissance" en 2012, tandis que sur le front de l'offre le dossier iranien s'apaisait.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin perdait 27 cents par rapport à lundi, à 92,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après un sursaut la veille, qui avait brièvement interrompu la longue chute des cours de l'or noir, les prix repartaient à la baisse mardi, plombés par un environnement économique moins optimiste.

"Les perspectives économiques de l'OCDE pour la zone euro ne sont pas bonnes et comme on a pu le voir ces temps-ci, le marché du brut est très influencé par l'économie", a commenté James Williams, de WTRG Economics.

L'économie de la zone euro devrait être "sans croissance" cette année et la crise qu'elle connaît "demeure la plus importante source de risques pour l'économie mondiale", a estimé mardi l'Organisation de coopération et de développement économiques, qui se montre toutefois plus optimiste concernant les Etats-Unis.

L'OCDE prévoit un léger recul de 0,1% de l'activité économique de la zone euro, alors qu'elle espérait encore une timide progression de 0,2% en novembre. Elle maintient néanmoins sa prévision de croissance mondiale en 2012 à 3,4%.

En outre, selon M. Williams, les investisseurs tournaient également leur attention vers la reprise, mercredi à Bagdad, des négociations entre l'Iran, soupçonné par les pays occidentaux de développer un programme nucléaire à visée militaire, et le Groupe "5+1" (Etats-Unis, France, Russie, Grande-Bretagne, Chine, plus Allemagne).

"Les chances d'une conclusion positive à ces discussions sont plus importantes, et le marché est plus optimiste à leur égard", a-t-il noté, en référence notamment aux progrès observés au sujet d'une nouvelle mission d'inspection dans le pays, dont les détails pourraient être finalisés dans les prochains jours.

Selon les experts de Commerzbank, "un compromis avec l'Iran signé dans les prochains jours pourrait entraîner une réduction de la prime de risque (sur les cours du brut) et donc tirer les prix vers le bas".

ppa/ved/sam

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