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22/05/2012 11:12 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

La CEDEAO condamne l'agression du président malien par des manifestants

BAMAKO, Mali - La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a condamné, mardi, l'agression la veille du président malien par intérim Dioncounda Traoré, blessé à la tête par des manifestants qui protestaient contre la prolongation de son mandat.

Attaqué dans ses bureaux situés près du palais présidentiel à Bamako, M. Traoré a pu quitter l'hôpital après avoir reçu des soins.

«La CEDEAO condamne fermement cette attaque, qu'elle considère comme un acte de défi à l'égard de ses décisions», affirme un communiqué de l'organisation ouest-africaine.

La CEDEAO a annoncé l'ouverture d'une enquête et a prévenu que des sanctions seraient prises à l'encontre de personnes ou mouvements tentant de s'opposer au retour de l'ordre constitutionnel au Mali. La CEDEAO avait annoncé samedi la conclusion d'un accord avec les auteurs du putsch du 21 mars pour que Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, dont la date n'a pas encore été fixée.

Dioncounda Traoré a prêté serment le 12 avril pour une période initiale de 40 jours, soit jusqu'au 22 mai. Les putschistes qui ont renversé le président Amadou Toumani Touré s'opposaient jusqu'à présent à la prolongation du mandat de M. Traoré.

La CEDEAO avait menacé le 14 mai de réimposer des sanctions au Mali, estimant que l'ex-junte cherchait à «perturber la transition politique». L'organisation avait imposé des sanctions après le coup d'État, avant de les lever quelques jours plus tard lorsque la junte a accepté le retour à l'ordre constitutionnel.

Le capitaine Amadou Sanogo, ex-chef des putschistes, a officiellement remis le pouvoir en avril à un gouvernement civil de transition, mais continue à jouer un rôle actif dans la gestion du pays, dont la partie nord est désormais sous le contrôle de rebelles touaregs et de groupes islamistes.

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