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Des histoires de délinquants étaient au programme du Festival de Cannes

22/05/2012 10:51 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

CANNES, France - Des histoires de délinquants étaient au programme du Festival de Cannes, mardi, dans des registres très différents, avec la présentation en compétition de «Killing them Softly» d'Andrew Dominik, avec Brad Pitt, et de «The Angel's Share» de Ken Loach, lauréat de la Palme d'or en 2006 pour «The Wind That Shakes the Barley» («Le vent se lève»).

Dans son nouveau film, Loach — qui est un habitué de la Croisette —met en scène un jeune père de famille, Robbie (Paul Brannigan), qui traîne derrière lui un passé de délinquant. Il est suivi par un éducateur qui l'initie à l'art du whisky. Un avenir plus rose pourrait alors s'ouvrir pour Robbie, qui se découvre un véritable talent de dégustateur.

«Le whisky joue différentes fonctions dans le film. C'est un art tout d'abord. Les gens sont très fiers de fabriquer du whisky et, par voie de conséquence, c'est un art qui fait plaisir aux gens», a commenté Ken Loach lors de la conférence de presse. «Ça fait aussi partie du point de vue des touristes par rapport à l'Écosse. Le whisky représente l'Écosse.»

Concernant l'histoire, dont l'action se déroule à Glasgow sur fond de misère sociale, mais sur le ton de la comédie, il a expliqué qu'il «voulait prendre une situation parfaitement tragique et la présenter de manière à ce que les gens rient et sourient». Un peu à la manière de «Looking for Eric», avec le joueur de soccer Eric Cantona, présenté sur la Croisette en 2009 par Ken Loach, et dont le scénario était signé (comme pour «The Angel's Share») par Paul Laverty.

Dans le second film présenté en compétition, «Killing them Softly», Brad Pitt incarne un tueur à gages chargé d'enquêter, pour le compte de la mafia, sur un vol perpétré à Boston lors d'une partie de poker illégale.

Brad Pitt est aussi producteur de ce film inspiré d'un roman de George V. Higgins, publié en 1974. «Quand j'ai lu le scénario, je me suis dit que ce film avait beaucoup de choses à dire sur la société moderne. Il y a la crise aux États-Unis, l'effondrement de l'immobilier», a déclaré Brad Pitt lors de la conférence de presse de présentation du film, dans lequel jouent également Ray Liotta et James Gandolfini.

Interrogé sur la brutalité du personnage qu'il incarne, il a affirmé qu'il n'avait aucune réticence à jouer un tel rôle. «La violence fait partie du monde des gangsters. J'aurais plus de mal à jouer un personnage raciste», a-t-il souligné.

Quant au réalisateur australien Andrew Dominik, qui avait déjà signé «The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford», également avec Brad Pitt comme acteur, il a observé que «la violence faisait partie de l'histoire». «Je pense que ce film explique aux gens comment survivre dans un monde où il y a une concurrence à outrance», a-t-il précisé.

Parallèlement, «Journal de France», un documentaire de Claudine Nougaret et Raymond Depardon, a été présenté mardi hors compétition, en séance spéciale.

La compétition se poursuivra mercredi avec la projection du très attendu «On the Road» («Sur la route») de Walter Salles, d'après le roman culte de Jack Kerouac, et de «Holy Motors» de Léos Carax, le troisième et dernier film français en lice pour la Palme d'or.

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