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Un chiite jugé pour propos offensant pour les sunnites sur Twitter

21/05/2012 07:17 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Un chiite koweïtien a démenti lundi, à l'ouverture de son procès, avoir tenu des propos jugés insultants à l'égard de la communauté sunnite sur Twitter, a indiqué son avocat à l'AFP.

Hamad al-Naqi, 22 ans, détenu depuis deux mois, est accusé d'avoir insulté Aïcha, l'épouse du prophète Mahomet, vénérée par les sunnites, ainsi que certains compagnons du prophète sur Twitter.

Il est également accusé d'avoir insulté l'Arabie saoudite et Bahreïn et d'avoir "propagé de fausses informations portant atteinte à l'image du Koweït", a précisé l'avocat, Me Khaled al-Shatti.

M. Naqi a affirmé que son compte Twitter avait été piraté, selon son avocat.

Le juge a fixé la prochaine séance au 28 mai, mais a refusé de libérer le jeune homme.

S'il est reconnu coupable, M. Naqi est passible d'une peine de prison de plusieurs mois.

Le Parlement a voté début mai une nouvelle loi introduisant la peine de mort pour des délits de blasphème et d'insulte au prophète Mahomet et à ses épouses, mais elle n'a pas encore été promulguée.

En avril, la justice koweïtienne avait condamné à sept ans de prison un sunnite pour avoir tenu des propos jugés insultants à l'égard de la communauté chiite sur le site de microblogs Twitter.

Des chiites koweïtiens avaient manifesté contre l'article et réclamé des poursuites contre son auteur, Mohamed al-Moulaifi, un fonctionnaire du ministère des Affaires islamiques et écrivain.

Les relations entre sunnites et chiites au Koweït se sont tendues ces derniers mois sur fond de tension régionale. Les chiites forment environ le tiers de la population autochtone (1,17 million au total).

oh/at/sw

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