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Tour d'Italie - La météo pour seule contrariété

21/05/2012 10:44 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Entre l'Espagnol Joaquim Rodriguez et les deux derniers vainqueurs, les Italiens Ivan Basso et Michele Scarponi, les jeux restent très ouverts à six jours de l'arrivée du Giro qui s'est reposé lundi avant d'attaquer les grands cols du nord de l'Italie.

Tous trois se déclarent satisfaits de leur parcours. Tout comme, dans ce climat d'optimisme général seulement troublé par la météo, le Tchèque Roman Kreuziger, le Canadien Ryder Hesjedal, d'autres encore, qui espèrent se mêler à la lutte pour le maillot rose détenu par "Purito" Rodriguez. Les écarts, limités après 15 étapes (sur 21), autorisent les ambitions.

LA STRATEGIE DE LA FOURMI. En attaquant dans les tout derniers kilomètres des étapes d'Assise et de Pian dei Resinelli, le grimpeur catalan a grignoté une poignée de secondes à ses rivaux qui s'ajoute à la rafle du contre-la-montre par équipes de Vérone. Son butin ? 30 sec sur Hesjedal, près d'une minute et demie sur Basso et Kreuziger, un peu plus encore (1 min 36 sec) sur Scarponi.

"Maintenant, je ne vais plus calculer, je vais défendre mon maillot rose", a annoncé "Purito" qui n'est pas pris de quinte de toux à l'arrivée contrairement à la plupart de ses rivaux. "Je n'aime pas ces conditions mais je les supporte", dit-il à propos des prévisions météorologiques pessimistes pour les deux prochaines journées avant une amélioration à partir de jeudi.

L'Espagnol, qui n'a jamais accédé, à l'âge de 33 ans, à un podium de grand tour, veut croire qu'il tiendra la distance. "Dans les étapes les plus dures, il y en a qui vont craquer", prévoit-il. En croisant les doigts pour que ce soit l'un ou l'autre de ses adversaires.

BASSO POUR REPERE. Depuis la première semaine de course, Basso court en leader, fidèle à une tactique établie dès le départ. Ses équipiers dictent le rythme en tête du peloton, le Polonais Sylwester Szmyd pour dernier recours le plus près possible de l'arrivée.

"Jusqu'à présent, Rodriguez ne s'est pas trompé dans toutes les arrivées qui pouvaient lui faire gagner du temps. S'il continue ainsi, s'il a la même attitude en haute montagne, il gagnera le Giro", estime Basso. Mais, ses propos suivants ont valeur d'avertissement: "Là où finit la végétation, c'est différent".

"Les cols qui me sont favorables sont encore à venir", affirme le Varésan, en quête d'un troisième succès dans le Giro. Et de rappeler que les grands tours privilégient la constance ("ne pas perdre de temps dans une étape est déjà un succès", a-t-il lâché dimanche soir) et les qualités de fond: "Il faut être patient..."

LE POIDS DES CHRONOS. Paradoxalement, dans un Giro qui privilégie la montagne, la hiérarchie s'est faite pour l'essentiel dans les contre-la-montre. A lui seul, le "chrono" par équipes (4e étape) a établi des écarts qui, sans cet exercice, seraient beaucoup plus resserrés encore (dans cette hypothèse, huit coureurs en moins de 45 secondes derrière Rodriguez et Hesjedal).

La perspective du "chrono" final de 30 kilomètres, dimanche prochain à Milan, pèse également sur la course. Tout pourrait se jouer ce jour-là, dans les larges artères menant du château des Sforza au Duomo, l'église-symbole de la grande ville lombarde.

jm/grd

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