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Soudan: tirs dans un camp de réfugiés, un policier blessé (témoins)

21/05/2012 12:45 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Un policier a été blessé par des tirs lors d'affrontements avec des réfugiés dans un camp au Soudan, à la frontière avec l'Erythrée, ont rapporté des témoins.

Environ 300 personnes s'étaient rassemblées devant les bureaux de l'administration du camp de Chagarab, peuplé en majorité de réfugiés érythréens, pour protester contre les conditions de sécurité, a affirmé un humanitaire local.

Ils dénonçaient les enlèvements récents de demandeurs d'asile à l'intérieur du camp, a affirmé un témoin.

"Plusieurs policiers les ont encerclés. Puis j'ai entendu des tirs et les gens se sont dispersés. J'ai vu un officier de police blessé et un soldat qui essayait de l'aider", a ajouté l'humanitaire.

Un demandeur d'asile, présent sur les lieux, a également évoqué une foule qui criait devant les bureaux de l'administration. "Puis j'ai entendu des tirs et la plupart des gens ont tenté de fuir. Près du centre de santé du camp, j'ai vu un officier de policier qui saignait".

Aucun des témoins n'était certain de la provenance des tirs.

Philippa Candler, déléguée adjointe du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Soudan, a déclaré à l'AFP que les causes des heurts n'étaient pas claires mais qu'ils avaient coïncidé avec une réunion entre des réfugiés, le HCR et le représentant soudanais de l'agence en charge du camp.

Aucun réfugié ou personnel du HCR n'a été blessé, a-t-elle précisé, ajoutant que les Nations unies tentaient de confirmer l'information sur un policier blessé.

Chagarab, dans l'est du Soudan, accueille chaque mois quelque 2.000 demandeurs d'asile, généralement des Erythréens ayant fui le service militaire.

Les réfugiés et le HCR ont à plusieurs reprises dénoncé les conditions de sécurité dans ce camp, le HCR disant avoir connaissance d'au moins 20 enlèvements de réfugiés par mois.

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