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Ravitaillement de l'Otan: le Pakistan veut conclure les négociations (Zardari)

21/05/2012 02:30 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Le gouvernement pakistanais a donné instruction à ses négociateurs de conclure les discussions avec les Etats-Unis en vue de la réouverture de routes de ravitaillement de l'Otan vers l'Afghanistan fermées depuis six mois, a affirmé lundi le président pakistanais Asif Ali Zardari.

"Notre parlement s'est exprimé en faveur de la coopération et du partenariat" avec la coalition internationale (Isaf) en Afghanistan et des instructions ont été données pour parvenir à un accord, a déclaré M. Zardari, selon le texte de son discours devant les 50 chefs d'Etats et de gouvernement de l'Isaf rassemblés lors du sommet de l'Otan à Chicago.

La question de la réouverture des routes pakistanaises aux convois de l'Otan, stratégique pour le désengagement graduel de l'Alliance atlantique d'Afghanistan, est dans l'impasse en raison du coût du péage exigé par le Pakistan, jugé "inacceptable" par les Etats-Unis.

Le Pakistan interdit le passage des convois routiers de l'Otan sur son territoire depuis six mois en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines contre un poste frontière pakistanais à Salala.

"L'incident de Salala a constitué un revers sérieux" et a "justifié de revoir notre engagement et notre coopération" avec l'Otan, a plaidé le président pakistanais, invité de dernière minute à Chicago.

Il a par ailleurs réaffirmé qu'"un Afghanistan en paix, prospère et stable est dans l'intérêt national du Pakistan" et annoncé une contribution de 5 millions de dollars pour soutenir les forces afghanes ainsi qu'une autre aide en équipement et entraînement d'une valeur de 15 millions.

Devant les journalistes, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a de son côté reconnu que la coalition souhaiterait voir les routes de ravitaillement rouvertes "aussi vite que possible" et dit s'attendre à ce qu'elles le soient dans un "avenir très proche".

Selon M. Rasmussen, l'interdiction des routes pakistanaises au ravitaillement de l'Otan n'a jusqu'à maintenant "pas eu d'impact majeur" sur les opérations en Afghanistan mais le retrait graduel des forces internationales d'ici la fin 2014 représente un "défi logistique" qui serait compliqué sans le droit de passage au Pakistan.

mra/lb

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