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21/05/2012 07:10 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Québec: un syndicat étudiant refuse de se soumettre à la loi spéciale

L'un des trois syndicats étudiants du Québec à la tête du mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité voulue par le gouvernement a annoncé lundi son refus de se soumettre à la loi spéciale votée juste avant le week-end, selon un communiqué de l'organisation.

Il s'agit du syndicat la CLASSE (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante), le plus radical des trois.

"Si obéir à cette loi (spéciale) injuste équivaut à renoncer à nos droits, nous ne le ferons pas", déclare Gabriel Nadeau-Dubois, l'un des porte-parole de la CLASSE. "Si ces pratiques nous valent des poursuites pénales, nous ferons face à ces poursuites", ajoute-t-il dans le communiqué.

La loi spéciale votée vendredi à l'initiative de la ministre de l'Education du gouvernement libéral de Jean Charest, Michelle Courchesne, prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août, une façon de casser le mouvement de grève qui dure depuis trois mois.

La contestation a pris une autre tournure, plus violente et plus politique, depuis le vote de ce texte. Car, en plus d'imposer de fortes restrictions à la liberté de manifester, il interdit pratiquement les piquets de grève dont l'organisation est désormais passible de 1.000 à 125.000 dollars d'amende (75 à 95.000 euros environ).

La CLASSE s'est jointe aux autres organisations étudiantes pour contester cette loi devant les tribunaux.

Cet appel à la désobéissance intervient à la veille d'une grande manifestation prévue mardi à 14H00 (18H00 GMT) à Montréal pour marquer les 100 jours du mouvement.

vs/sam

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