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Mali: le président par intérim blessé par des manifestants

21/05/2012 01:03 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

BAMAKO, Mali - Des manifestants protestant contre la prolongation du mandat de Dioncounda Traoré ont attaqué lundi le président malien par intérim dans ses bureaux de Bamako et l'ont blessé, ont déclaré un des ses proches collaborateurs et un témoin.

M. Traoré, selon un des ses collaborateurs citant un garde du corps, a été attaqué dans ses bureaux situés près du palais présidentiel. Il a été blessé, a-t-il ajouté sans fournir de plus amples précisions. Dioucounda Traoré a été admis à l'hôpital du Point G à Bamako, selon un étudiant en médecine de l'établissement.

D'après ce témoin, Sekou Yattara, Dioncounda Traoré a été blessé à la tête et était inconscient à son arrivée, informations non confirmées dans l'immédiat.

Un reporter de l'Associated Press a vu des manifestants pénétrer dans le bâtiment abritant les locaux du président par intérim, à côté du palais présidentiel -saccagé lors du coup d'Etat du 21 mars. On ne disposait pas de plus amples informations pour le moment.

Samedi, les auteurs du putsch du 21 mars ont accepté, comme le demandait la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, que Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, a annoncé la CEDAO.

Le chef de la délégation de la CEDAO, le ministre burkinabé des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, a fait état samedi soir d'une totale convergence de vues entre les membres de l'ex-junte et l'organisation ouest-africaine. M. Bassolé n'a pas précisé combien de temps durerait la transition.

Dioucounda Traoré a prêté serment le 12 avril pour une période initiale de 40 jours, jusqu'au 22 mai. Les putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré s'opposaient jusqu'à présent à la prolongation du mandat de M. Traoré.

La CEDEAO avait menacé le 14 mai de réimposer des sanctions au Mali, estimant que l'ex-junte cherchait à "perturber la transition politique". L'organisation avait imposé des sanctions après le coup d'Etat du 21 mars, avant de les lever quelques jours plus tard lorsque la junte a accepté le retour à l'ordre constitutionnel.

Le capitaine Amadou Sanogo, ex-chef de la junte militaire, a officiellement remis le pouvoir en avril à un gouvernement civil de transition, mais continue à jouer un rôle actif dans la gestion du pays, dont la partie nord est désormais sous le contrôle de rebelles touaregs et de groupes islamistes. AP

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