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Mali: le président Dioncounda Traoré blessé par des manifestants, hospitalisé

21/05/2012 01:01 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Le président intérimaire malien Dioncounda Traoré a été frappé et blessé lundi à son bureau de Koulouba, près de Bamako, par des manifestants en colère contre sa désignation comme chef de la transition, et hospitalisé mais sa vie n'est pas en danger, selon des sources concordantes.

M. Traoré "a été tabassé et blessé" par les manifestants, "il a été transporté à l'hôpital", a déclaré à l'AFP Baye Coulibaly, reporter du quotidien gouvernemental L'Essor qui était présent au siège du Secrétariat général où travaille le président intérimaire, à côté du Palais présidentiel, saccagé et inoccupé depuis le coup d'Etat du 22 mars.

Une source au Secrétariat général a confirmé ces informations, de même qu'une source dans l'entourage de M. Traoré. "Les manifestants, qui étaient très nombreux, ont déjoué les forces de sécurité, (...) ils l'ont trouvé dans son bureau, il a été frappé mais sa vie n'est pas en danger. Il a été conduit à l'hôpital", a expliqué la source au Secrétariat général.

Son admission à l'hôpital a été confirmée par une source médicale, qui n'a pas fourni de précisions sur son état de santé.

"Tous les locaux" officiels à Koulouba, "du Secrétariat général au ministère des Affaires étrangères ont été investis par les manifestants", a expliqué Baye Coulibaly.

Selon un photographe de l'AFP présent sur les lieux, des centaines de manifestants ont réussi à s'approcher des bureaux du Secrétariat général et à en briser un portail, malgré la présence d'une centaine de membres de la Garde nationale. Ils ont ensuite réussi à pénétrer dans les bâtiments, ainsi que dans le Palais présidentiel.

D'après la source au Secrétariat général, "les manifestants ont débordé les forces de sécurité, qui protégeaient l'avant et les flancs" des bâtiments, "mais les manifestants sont venus par derrière".

Aucune indication n'était immédiatement disponibles sur d'autres blessés lors de ces violences, qui surviennent au lendemain d'accords sur la transition après le coup d'Etat du 22 mars par des militaires menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT).

Ces accords, conclus par le capitaine Sanogo, les autorités intérimaires et l'Afrique de l'Ouest, prévoient notamment l'octroi du statut d'ex-président au capitaine Sanogo, et la désignation de Dioncounda Traoré comme chef de la transition pour un an à compter de mardi, date d'expiration des 40 jours d'intérim prévus par la Constitution.

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