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21/05/2012 01:48 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Les dirigeants de l'OTAN confiants dans la capacité des Afghans à prendre en charge leur sécurité

CHICAGO - Le président américain Barack Obama et les autres dirigeants participant au 25e sommet de l'OTAN ont fait part de leur confiance lundi dans la capacité des autorités afghanes à prendre en charge leur propre sécurité l'an prochain.

Réunis à Chicago, la ville natale de M. Obama, ils ont consolidé leurs plans pour mettre en oeuvre une "transition irréversible" dans laquelle les forces de sécurité afghanes doivent prendre dans un premier temps le contrôle de toutes les troupes de combat, l'OTAN assurant alors un rôle de soutien, avant de se retirer d'ici fin 2014. Dans un communiqué, ils soulignent toutefois que l'OTAN maintiendra une présence importante en Afghanistan après 2014, mais "ce ne sera pas une mission de combat".

Barack Obama a remarqué que cette transition était "la prochaine étape importante" des plans de l'OTAN pour mettre un terme à une guerre qui dure depuis 11 ans dans ce pays.

"Ce sera un pas supplémentaire pour les Afghans dans le contrôle total de leur sécurité, comme prévu d'ici 2014, quand la mission de l'ISAF (Force internationale d'assistance à la sécurité) prendra fin", a déclaré le président américain lors de la deuxième et dernière journée du sommet.

Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a affirmé que les Afghans dirigeaient déjà les opérations de sécurité dans la moitié du pays et étaient en passe d'atteindre les objectifs fixés pour l'an prochain.

"La transition signifie que les gens, en Afghanistan, voient de plus en plus leur propre armée et leur police, dans leurs villes et villages, assurer leur sécurité", a souligné M. Rasmussen. "C'est un signe important de progrès vers notre objectif partagé: un Afghanistan gouverné et sécurisé par les Afghans pour les Afghans."

En plus des dirigeants de l'OTAN, des représentants d'autres nations impliquées dans la guerre étaient aussi présents à Chicago, dont le président afghan Hamid Karzai et son homologue pakistanais Asif Ali Zardari, dont le pays doit jouer un rôle décisif pour assurer la stabilité de l'Afghanistan après le départ des troupes de l'OTAN.

De son côté, le président français François Hollande a justifié devant ses partenaires sa volonté de rapatrier les troupes combattantes françaises avant la fin de cette année, avec deux ans d'avance sur la date fixée par l'Alliance.

Lors du sommet, les dirigeants ont aussi parlé de la manière dont la communauté internationale financerait les forces de sécurité afghanes après 2014. Aucun pays de l'OTAN n'ayant les moyens de poursuivre la guerre, la seule option viable est de soutenir une force de police et de l'armée afghane capable de défendre le pays contre les talibans et leurs alliés.

L'OTAN estime que pour financer ces forces, il faudra débourser environ 4,1 milliards de dollars par an. Le gouvernement afghan payera environ 500 millions de dollars de cette somme, et le reste devra être fourni par des pays donateurs.

En marge du sommet, des manifestants anti-OTAN ont à nouveau défilé lundi dans Chicago, notamment devant les bâtiments de Boeing. Mais ces manifestations étaient moins importantes que celles de ce week-end qui avaient attiré des milliers de personnes dans les rues de la ville. Dimanche, des affrontements avaient entraîné l'arrestation de plus d'une quarantaine de personnes. AP

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