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L'ancien président yéménite a subi des "examens de routine"

21/05/2012 03:29 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

L'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a subi des examens "de routine" dans un hôpital militaire de Sana, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

M. Saleh "a été admis à l'hôpital relevant de la Garde républicaine (unités d'élite dirigées par son fils, Ahmed) dimanche pour des examens de routine, et il a quitté l'établissement", a déclaré Sultan Al-Barakani, secrétaire général adjoint du CPG, parti que continue de diriger l'ancien président.

L'ancien président avait cédé le pouvoir en février à son successeur, Abd Rabbo Mansour Hadi, après 33 ans au pouvoir. Mais ses détracteurs l'accusent d'entraver l'application du plan de transition politique.

M. Saleh avait été contesté dans la rue pendant des mois avant d'accepter ce plan prévoyant son départ en échange d'une immunité pour lui-même et pour ses proches, dont plusieurs restent à des poste de responsabilité.

L'élection de M. Hadi pour une période transitoire de deux ans a fait du Yémen le premier pays arabe où un soulèvement a abouti à une solution négociée.

M. Saleh avait été blessé et brûlé dans une attaque contre son palais à Sanaa en juin et avait été hospitalisé en Arabie saoudite jusqu'en septembre. Il s'était ensuite rendu fin janvier aux Etats-Unis pour des soins médicaux.

Les jeunes qui ont animé la contestation rejettent l'immunité qui lui a été accordée et réclament sa traduction en justice, le rendant responsable de la mort de centaines de personnes pendant la répression des manifestations.

Dans un communiqué publié samedi, ils ont affirmé qu'"un projet de loi sur la justice transitoire débattu par le Conseil des ministres avant d'être soumis au parlement légitime les crimes et dénie aux victimes leurs droits".

mou-at/sw

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