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La campagne présidentielle égyptienne entre dans une phase de "silence"

21/05/2012 03:41 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

Les candidats à l'élection présidentielle égyptienne sont astreints à partir de lundi à suspendre leur campagne, deux jours avant l'ouverture du scrutin, conformément aux règles électorales.

La douzaine de candidats en lice ne peut plus apparaître à la télévision, donner des entretiens à la presse ou mener une quelconque activité publique qui pourrait influencer les électeurs avant le premier tour, qui se tiendra mercredi et jeudi.

Les candidats ont parcouru le pays en tous sens au cours des dernières semaines, multipliant les meetings, les débats et les entretiens dans la presse, dans un climat de concurrence politique impensable du temps du président Hosni Moubarak, contraint au départ par une révolte populaire en février 2011.

Les principaux candidats sont l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, le dernier Premier ministre de M. Moubarak Ahmad Chafiq, l'islamiste indépendant Abdel Moneim Aboul Foutouh et le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi.

D'autres candidats ont également mené une campagne active mais avec beaucoup moins de moyens, comme le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi, l'islamiste Selim al-Awa ou le militant des droits sociaux Khaled Ali.

Un second tour est prévu les 16 et 17 juin au cas où aucun candidat n'obtiendrait la majorité absolue au premier. L'armée, qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak, a promis de remettre le pouvoir aux civils avant la fin juin, une fois le nouveau président élu.

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