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Jusqu'à 260 milliards d'euros de pertes pour les banques espagnoles (institut spécialisé)

21/05/2012 05:20 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Les pertes des banques espagnoles pourraient atteindre 260 milliards d'euros et le secteur pourrait avoir besoin d'une aide allant jusqu'à 60 milliards d'euros, a affirmé lundi l'Institut de la finance internationale (IIF) basé à Washington.

Fondant leur calcul sur les banques irlandaises, qui ont aussi affronté l'éclatement d'une bulle spéculative dans l'immobilier, les économistes de cette organisation bancaire ont estimé les pertes des banques espagnoles entre 218 et 260 milliards d'euros en 2012-2013.

"Un certain nombre de facteurs laissent penser que les pertes pourraient se situer dans le haut de cette fourchette. Les perspectives macroéconomiques de l'Espagne sont pires que celles auxquelles l'Irlande a été confrontée, notamment en termes de croissance et de chômage", ont-ils indiqué dans une note sur l'économie mondiale.

"Le plus gros des pertes devrait être généré par les prêts immobiliers, qui sont concentrés au sein des Cajas", les caisses d'épargne régionales, ont-ils ajouté.

L'IIF, une association regroupant quelque 450 banques dans le monde, a noté que les banques espagnoles avaient pu trouver en interne suffisamment de capital pour mettre quelque 110 milliards d'euros de côté au titre de créances douteuses, et que certaines d'entre elles devraient avoir la capacité financière de résister. Mais pas toutes.

"D'importantes différences entre banques suggèrent que bon nombre d'entre elles devraient avoir besoin d'une aide de l'Etat, notamment les Cajas", indiquent les économistes de l'organisation.

Dans le pire des cas, ils estiment que l'aide du gouvernement pourrait atteindre 50 à 60 milliards d'euros.

Mais ce scénario du pire pourrait être évité, selon eux, notamment du fait que les critères d'attribution de prêts des banques espagnoles sont beaucoup plus stricts que ceux des banques irlandaises à l'époque, notamment en terme de pourcentage d'apport initial de l'emprunteur.

"En outre, les prêts immobiliers sont moins concentrés en Espagne. La plupart des banques ont finalement des portefeuilles de prêts plus diversifiés", selon l'IIF.

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