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Iran/nucléaire: Netanyahu appelle les grandes puissances à l'intransigeance

21/05/2012 04:07 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé lundi les grandes puissances à l'instransigeance à propos du programme nucléaire de l'Iran.

"L'Iran cherche toujours à détruire Israël et menace la paix mondiale. Face à cet horrible projet, les grandes puissances mondiales doivent faire preuve de détermination et non de faiblesse", a déclaré M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

"Elles ne doivent faire aucune concession à l'Iran et exiger qu'il cesse toute activité d'enrichissement d'uranium, qu'il se dessaisisse de tout l'uranium enrichi en sa possession, et démantèle ses installations nucléaires souterraines de Qom", a-t-il ajouté.

"C'est le seul moyen d'empêcher l'Iran de disposer de la bombe atomique. C'est la position d'Israël, et elle ne changera pas", a-t-il encore dit.

M. Netanyahu a tenu ces propos alors que le groupe 5+1 (Grande Bretagne, Chine, France, Russie, Etats-Unis et Allemagne), doit reprendre le 23 mai à Bagdad ses négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire contesté.

Une première série de pourparlers s'était tenue le 14 avril à Istanbul.

L'Iran tente de susciter "une apparence de progrès" dans ces négociations afin d'alléger les pressions internationales, a de son côté estimé le ministre israélien de la Défense Ehud Barak.

"Je prédis que les Iraniens vont tenter de créer une apparence de progrès, qui leur permettra de réduire les pressions sur eux et d'arracher une réponse leur épargnant des sanctions accrues", a déclaré M. Barak devant des membres de son parti, Hatzmaout.

M. Barak a discuté de ce dossier la semaine dernière à Washington avec son homologue américain Léon Panetta pour la troisième fois en quelques mois.

"Israël estime qu'il ne faut pas laisser aux Iraniens la moindre possibilité d'enregistrer des progrès, en exigeant d'eux qu'ils stoppent l'enrichissement (de l'uranium) tant à 20% qu'à 3,5%", a précisé M. Barak.

"En échange, les Iraniens pourraient évidemment recevoir des isotopes à des fins médicales ou pour actionner leur réacteur de recherches à Téhéran. Il faut résoudre ces choses", a-t-il ajouté.

Sceptiques sur l'issue de ces négociations, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et de nombreux autres hauts responsables israéliens estiment qu'elles ne conduiront pas Téhéran à renoncer à son programme nucléaire. Israël craint qu'un accord permette à l'Iran de continuer à enrichir de l'uranium.

Israël et l'Occident soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert de programme civil, ce que Téhéran dément.

Israël, souvent considéré comme l'unique puissance nucléaire au Proche Orient, a averti qu'il n'excluait pas d'attaquer les installations nucléaires de l'Iran pour l'empêcher de disposer de la bombe atomique, laquelle constituerait pour lui "une menace existentielle".

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a mis en doute la réalité de la Shoah (le génocide nazi) et menacé de "rayer de la carte" l'Etat d'Israël.

ChW/sbh

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