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Clinton et Suu Kyi discutent du soutien à l'investissement en Birmanie

21/05/2012 12:06 EDT | Actualisé 21/07/2012 05:12 EDT

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton et l'opposante birmane Aung San Suu Kyi ont discuté des moyens d'encourager l'investissement et de soutenir les réformes en Birmanie, suite à un allègement des sanctions économiques, a indiqué lundi le département d'Etat.

Jeudi, le président Barack Obama a décidé d'autoriser certains types d'investissement dans les services financiers en Birmanie, tout en reconduisant pour un an le cadre juridique des sanctions contre le pays.

Cette évolution a fait l'objet d'un appel téléphonique dimanche soir entre les deux femmes politiques, qui ont assuré "rester en contact étroit", selon un communiqué du département d'Etat.

"Elles ont parlé de la nécessité d'actions spécifiques pour promouvoir des investissements transparents et responsables, pour aider les réformateurs et prendre pour cible les responsables de violations des droits de l'homme", précise le communiqué.

"Elles sont d'accord sur le fait que les progrès réalisés dans les derniers mois restent fragiles et que la communauté internationale doit aider à éviter un rétropédalage" de la part du régime, a ajouté le département d'Etat. Hillary Clinton a assuré à la nouvelle élue birmane que les Etats-Unis maintenaient leurs sanctions en place en tant que "garantie".

Le gouvernement qui a succédé à la junte en mars 2011, mais demeure contrôlé par les militaires, a multiplié les signes d'ouverture et permis des progrès en matière de droits de l'homme et de démocratie.

L'un des signes de cette ouverture a été l'élection au parlement de Mme Suu Kyi, qui avait été placée de longues années en résidence surveillée.

Mais sur cette question critique des droits de l'homme, "elles ont aussi évoqué le besoin urgent de progrès dans la résolution des conflits ethniques et de mettre fin aux abus", poursuit le communiqué.

Hillary Clinton avait exprimé ses inquiétudes au sujet du conflit dans l'Etat de Kachin, au nord de la Birmanie, lors d'une rencontre la semaine dernière avec le ministre des Affaires étrangères Wunna Maung Lwin. Ce conflit, qui dure depuis un an, a poussé 50.000 civils hors de chez eux.

lc/lor

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