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20/05/2012 12:08 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

Un militant des droits de l'Homme à Bahreïn maintenu en prison

La justice bahreïnie a décidé dimanche de libérer sous caution le militant des droits de l'Homme de renom Nabil Rajab, accusé de tweets contre le gouvernement, mais il est demeuré derrière les barreaux en raison d'une autre accusation.

Une nouvelle séance dans le procès de l'opposant chiite doit se tenir mardi, ont annoncé le procureur et des témoins.

M. Rajab, qui dirige le Bahrain Centre for Human Rights, avait été arrêté le 5 mai sous l'accusation d'insultes proférées contre les autorités sur son compte Twitter.

Le tribunal a décidé dimanche de libérer M. Rajab sous caution dans cette affaire, mais il est demeuré derrière les barreaux pour interrogatoire concernant "sa participation et son appel à une manifestation illégale", a indiqué le procureur de la province nord, Nawaf al-Awadi, dans un communiqué.

Lors de l'ouverture de son procès mercredi devant le tribunal pénal de Manama, en présence de plus de 50 avocats qui s'étaient portés volontaires pour le défendre, le militant chiite avait nié l'accusation d'insulte aux autorités.

M. Rajab et son association défendent la contestation animée par les chiites, majoritaires dans la population, contre la dynastie sunnite au pouvoir.

Il avait déjà été arrêté au début de la contestation en mars 2011.

Le militant tient à manifester dans le centre de Manama, contrairement au principal mouvement de l'opposition chiite, Al-Wefaq, qui limite ses manifestations aux villages chiites après la répression l'an dernier de la contestation.

Son épouse, Soumaya Rajab, qui a assisté à l'audience dimanche, a affirmé que le juge avait rejeté la demande du militant de s'adresser aux magistrats, mais a ajouté qu'il avait déclaré à la cour qu'il "ne reconnaissait pas ce procès", le qualifiant de "comédie visant à le garder plus longtemps en prison".

Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités bahreïnies à abandonner les poursuites contre M. Rajab et à le libérer.

"Les accusations contre Nabil Rajab ne sont qu'une tentative de faire taire l'un des plus éminents critiques du gouvernement bahreïni", avait affirmé Joe Stork, responsable de HRW pour le Moyen-Orient.

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