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20/05/2012 09:28 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

Tunisie: le groupe salafiste Ansar al Charia réunit ses partisans à Kairouan

Des centaines de salafistes se sont réunis dimanche à Kairouan (centre de la Tunisie), pour le "deuxième congrès national d'Ansar al Charia", l'un des mouvements les plus radicaux de la mouvance salafiste en Tunisie, a constaté l'AFP.

Venus en bus de plusieurs régions de Tunisie, les militants d'Ansar Al-Charia, lancé en avril 2011, ont convergé vers la grande mosquée de Kairouan, quatrième ville sainte de l'Islam.

"Le deuxième congrès des partisans de la charia se tient cette année dans une ville qui a une très forte symbolique historique et religieuse, et réunit tous les frères qui ont pour objectif de faire appliquer la charia de Dieu dans notre pays", selon le magazine "La promesse" distribué à l'entrée.

Vêtus à l'afghane, portant souvent des vestes de treillis militaires, les militants salafistes se refusaient pour la plupart à toute déclaration à la presse.

Une charte de bonne conduite sommait les participants de ne faire "aucune déclaration" aux journalistes, tolérés mais sous surveillance serrée des organisateurs.

Les salafistes ont accroché une énorme banderole d'Ansar al Charia sur le minaret de la mosquée, sous l'oeil incrédule de quelques touristes et de commerçants mutiques.

Le leader d'Ansar Al Charia, Seif Allah Ben Hassine, alias Abu Yiadh, devait s'exprimer après la prière de l'après-midi.

Libéré lors de l'amnistie qui a suivi la révolution et la chute de Ben Ali, Abou Yadh est le co-fondateur en 2000 du Groupe combattant tunisien. Il a été inscrit en 2002 par le Comité du Conseil de sécurité de l'Onu sur la liste des sanctions de personnes ou de groupes liés à Al-Qaïda.

Il a combattu en Afghanistan et a été arrêté en 2003 en Turquie, avant d'être extradé en Tunisie et condamné à 43 ans de prison par le régime de Ben Ali.

La mouvance salafiste se partage entre les piétistes, qui ne se mêlent pas de politique, les politiques et les jihadistes, pour qui la violence est légitime pour imposer la religion.

Les salafistes et sympathisants en Tunisie sont estimés par des chercheurs à une petite dizaine de milliers.

cf/hba

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