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20/05/2012 07:23 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

République dominicaine:des élections calmes malgré les allégations de corruption

SANTO DOMINGO, République dominicaine - Les Dominicains se sont rendus aux urnes dans le calme pour élire un nouveau président parmi les candidats en lice, dimanche.

Parmi les aspirants présidents figuraient un ancien détenteur du titre, dont le dernier mandat s'était conclu dans une crise économique, ainsi qu'un technocrate du parti présentement au pouvoir, parti qui a passé les huit dernières années à dilapider les fonds publics.

Après le dépouillement de 60 pour cent des bureaux de scrutin, Danilo Medina, candidat du parti au pouvoir, récoltait 51 pour cent des votes exprimés, comparativement à 47 pour cent pour l'ancien président Hipolito Mejia. Le vainqueur doit amasser au moins 50 pour cent des votes pour éviter la tenue d'un second tour.

Les électeurs semblaient calmes au jour du scrutin dimanche, bien que plusieurs personnes aient déclaré à The Associated Press que des partisans de Danilo Medina avaient offert d'acheter pour 15 $ les votes de Dominicains. Les organisateurs de la campagne de M. Medina ont toutefois nié ces allégations, qui circulent depuis des semaines dans le pays.

Le coordonnateur des 3000 observateurs du groupe Citizen Participation, Francisco Alvarez, a déclaré que plusieurs allégations du genre avaient été rapportées, que ce soit en lien avec Parti de la libération dominicaine (PLD) au pouvoir ou avec le Parti révolutionnaire dominicain (PRD), la principale opposition au pays.

M. Alvarez a soutenu, lors d'un point de presse, que les partis avaient tous deux eu largement recours à cette pratique.

Le président de la Commission électorale nationale, Roberto Rosario, a toutefois déclaré que le processus électoral avait été «massif et pacifique», et qu'on ne rapportait pas d'incidents majeurs entachant le scrutin.

M. Medina, âgé de 60 ans, espère succéder au président Leonel Fernandez, dont le gouvernement a dépensé 2,6 milliards $ sur des infrastructures majeures telles un système de métro, des hôpitaux et des routes modernisant l'une des principales destinations touristiques des Caraïbes, mais dont la population vit en grande majorité dans la pauvreté.

Plusieurs électeurs ont reconnu que la candidature de M. Medina, un pilier du PLD, ne suscitait pas un enthousiasme débordant, soulignant toutefois qu'ils avaient soif de stabilité dans un pays à l'histoire marquée par les tumultes politique et économique.

Six candidats se font compétition pour la présidentielle, mais le principal rival de M. Medina est M. Mejia, qui avait mordu la poussière lors de sa tentative de réélection en 2004 en raison d'une crise économique ayant provoqué l'effondrement de trois banques.

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