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20/05/2012 04:30 EDT | Actualisé 19/07/2012 05:12 EDT

L'Iran revoit son budget 2012/2013 à la hausse

L'Iran a revu à la hausse son budget 2012-2013, apparemment dopé par les cours du pétrole qui ont atténué l'impact des sanctions internationales, selon le projet définitif avalisé dimanche par le Conseil des gardiens (Conseil constitutionnel).

Le budget de l'année iranienne 1391 (21 mars 2012 au 20 mars 2013) s'établit finalement à 5.560.000 milliards de rials (453 milliards de dollars), le parlement ayant révisé à la hausse le projet de 5.100.000 milliards de rials (410 mds USD) présenté en février par le gouvernement.

Aucune explication n'a été donnée sur cette réévaluation intervenue alors que les cours du pétrole, principale source de revenus de l'Iran, ont fortement augmenté durant les quatre premiers mois de l'année sous l'effet notamment de l'embargo pétrolier européen annoncé contre Téhéran.

Exprimé en devises, ce budget demeure toutefois inférieur à celui de l'année précédente (484 mds USD).

Les autorités ont retenu un taux de change officiel de 12.660 rials par dollar, contre 11.000 pour l'exercice précédent. Ce taux demeure très inférieur à celui du marché libre qui oscille depuis le début de l'année entre 16.000 et 18.000 rials.

Le budget de l'Etat, à 113 mds USD, ne représente qu'une petite part du budget national, dont l'essentiel est représenté par le secteur étatique de l'économie (banques, industries, organisations paragouvernementales).

L'Iran, deuxième exportateur de l'Opep, a inscrit 49 mds USD de recettes pétrolières au budget de l'Etat, avec un prix moyen du baril anticipé à 85 USD contre 81 l'an dernier.

Le reliquat --d'un montant équivalent au cours actuel du brut-- doit en principe être versé à un fonds de financement des grands projets pétroliers et gaziers ou venir augmenter les réserves du pays, évaluées par les autorités à une centaine de milliards de dollars.

L'Iran, soumis à un embargo bancaire et pétrolier des Occidentaux en repésailles à son programme nucléaire controversé, s'est constitué d'importantes réserves d'or et de devises pour pouvoir résister aux sanctions.

Ces sanctions ont entraîné un renchérissement des importations, une hausse de l'inflation, une baisse des investissements étrangers et des difficultés de rapatriement des devises rapportées par les exportations, notamment pétrolières.

Selon les milieux pétroliers internationaux, l'Iran commencerait également à avoir des difficultés pour exporter son brut, ce qu'il dément. Selon les estimations de l'Opep, la production de l'Iran a baissé régulièrement depuis 2008, pour atteindre en avril son plus bas niveau depuis 20 ans à 3,2 millions de barils/jour, ce que Téhéran dément également.

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