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20/05/2012 07:15 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

L'Iran espère un accord lors de la visite du chef de l'AIEA à Téhéran

L'Iran a dit espérer que la visite lundi à Téhéran du chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano permettra "d'aboutir à un accord" pour régler leur contentieux sur le programme nucléaire iranien.

"Nous espérons que les deux parties vont aboutir à un accord pour définir les modalités et le cadre (d'une coopération) pour répondre aux questions de l'AIEA et lever les ambiguïtés", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, cité dimanche par la presse.

Il a aussi estimé que cette visite à Téhéran, la première de M. Amano en Iran depuis qu'il a pris la tête de l'AIEA en décembre 2009, constituait un "bon présage" d'une amélioration des relations entre son pays et l'agence onusienne.

L'AIEA, qui surveille la plupart des installations nucléaires de l'Iran dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), affirme depuis des années nourrir des doutes sur une possible dimension militaire des activités nucléaires iraniennes en raison du manque de coopération de Téhéran.

L'Iran, qui dément vouloir se doter de l'arme atomique, affirme coopérer pleinement avec l'agence qu'il accuse d'être manipulée par les services de renseignements occidentaux, et a dénoncé le comportement "partial" de M. Amano.

L'Occident s'appuie sur les rapports de l'AIEA pour estimer que le programme nucléaire iranien a eu et a peut-être encore une dimension militaire.

M. Amano doit rencontrer le chef du programme nucléaire Fereydoun Abbassi Davani, le négociateur iranien pour les questions nucléaires Saïd Jalili, et M. Salehi.

Sa visite intervient après des discussions jugées "positives" à Vienne la semaine dernière entre les deux parties, à la suite de visites infructueuses d'experts de l'AIEA en janvier et février à Téhéran.

Elle aura aussi lieu avant l'ouverture mercredi à Bagdad de discussions nucléaires cruciales entre l'Iran et le groupe 5+1 qui rassemble les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) et l'Allemagne.

203 des 209 députés iraniens ont appelé dans un communiqué les 5+1 à "respecter les droits du peuple iranien conformément au TNP et, loin des pressions sionistes, à passer d'une politique de confrontation à une politique de coopération". Ils ont également demandé aux négociateurs iraniens de "défendre avec fermeté" ces droits.

Les responsables iraniens ont affirmé qu'ils refuseraient toute pression lors des négociations de Bagdad et ont demandé aux Occidentaux de lever leurs sanctions contre l'Iran afin de créer un climat "favorable" au dialogue.

Samedi, lors du sommet du G8 aux Etats-Unis, le président Barack Obama a toutefois assuré que ses partenaires et lui-même étaient "fermement engagés à poursuivre une approche de sanctions et de pression, conjointement à des discussions diplomatiques", pour obliger Téhéran à des compromis.

Les huit pays du G8 ont appelé dans leur communiqué final Téhéran à profiter de la réunion de Bagdad pour trouver des "mesures concrètes" qui permettent de "rétablir la confiance" sur ses activités nucléaires.

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