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Haïti: Deux Américains accusés pour avoir participé à une marche pro-armée

20/05/2012 09:18 EDT | Actualisé 20/07/2012 05:12 EDT

PORT-AU-PRINCE, Haïti - Deux Américains emprisonnés à Haïti ont été accusés de complot après avoir participé à une manifestation en faveur du retour de l'armée haïtienne, a annoncé dimanche un représentant du gouvernement.

Le secrétaire d'État pour la Sécurité publique, Reginald Delva, a déclaré que des accusations avaient été déposées contre William «Zeke» Petrie et Steven Parker Shaw en raison de leur implication dans le rassemblement de vendredi.

Le premier est âgé de 39 ans et originaire de Barberton, en Ohio, alors que le second a 57 ans et vient de Dighton, au Massachusetts.

Deux autres Américains et une Canadienne ont été détenus pendant 24 heures après avoir tenté d'apporter des médicaments à Petrie, qui est diabétique. Ils ont été relâchés samedi soir.

Selon M. Delva, William Petrie et Steven Parker Shaw ont fourni du soutien logistique aux quelques centaines de manifestants qui ont défilé dans les rues de Port-au-Prince vendredi vêtus d'uniformes militaires.

Les autorités ont précisé que les deux hommes avaient servi de chauffeurs à un groupe d'ex-soldats et à leurs jeunes disciples. Petrie portait un t-shirt de l'armée et Shaw arborait des pantalons de camouflage.

Tombé en amour avec Haïti il y a une vingtaine d'années, Petrie a raconté à l'Associated Press alors qu'il se trouvait derrière les barreaux que les chefs de la bande d'aspirants soldats étaient ses amis et qu'il n'avait fait que leur donner un coup de main.

De son côté, Shaw a affirmé qu'il n'était là que pour aider son compatriote.

Les deux Américains figurent parmi les 48 personnes appréhendées vendredi dans la foulée de la marche pro-armée.

Ces arrestations font partie des efforts du gouvernement haïtien pour mater les anciens militaires et leurs partisans, qui font pression sur le président Michel Martelly afin qu'il respecte sa promesse électorale de rétablir l'armée haïtienne, qui a été abolie en 1995 notamment à cause de sa participation à des coups d'État.

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