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Syrie: le G8 veut qu'un "processus politique" s'engage rapidement (Obama)

19/05/2012 10:12 EDT | Actualisé 19/07/2012 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé samedi que les membres du G8 voulaient qu'un "processus politique" s'engage "plus rapidement" en Syrie, théâtre d'une révolte populaire réprimée dans le sang contre le régime de Bachar al-Assad.

"Nous pensons tous qu'une résolution pacifique et une transition politique sont préférables en Syrie, nous sommes tous profondément inquiets de la violence qui s'y déroule, des vies perdues", a déclaré M. Obama, qui ouvrait les travaux de la seconde journée du sommet du G8 à Camp David (Maryland, est).

Le président américain a aussi assuré que lui et ses partenaires soutenaient le plan de Kofi Annan, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, destiné à mettre fin aux violences.

"Mais nous sommes d'accord, et je m'attends à ce que cela soit mentionné dans le communiqué final, sur le fait que le plan Annan doit être appliqué complètement et qu'un processus politique doit s'engager plus rapidement pour résoudre ce problème", a ajouté M. Obama.

Un haut responsable de la délégation russe qui accompagne le Premier ministre Dmitri Medvedev au G8 a toutefois indiqué que la Syrie ne faisait pas encore l'objet d'un accord dans le communiqué final qui doit être publié samedi à Camp David.

La position de Moscou n'a pas changé, a déclaré à la presse un conseiller du Kremlin, Mikhaïl Margelov, estimant qu'il "ne peut pas y avoir de changement de régime par la force". La Russie a bloqué jusqu'à présent au Conseil de sécurité de l'ONU toute condamnation de son allié syrien.

M. Margelov a souligné que "les Syriens doivent pouvoir régler leurs affaires eux-mêmes" et s'est demandé "qui prendra le pouvoir si le régime actuel cède la place".

Il s'est toutefois montré critique du régime du président Bachar al-Assad, en relevant que l'élection législative du 7 mai n'avait "manifestement" pas mis fin à la crise politique et que Damas "n'a jusqu'à présent pas mis sur la table des idées vraiment nouvelles".

"On ne doit pas utiliser une hache pour résoudre la crise en Syrie, il faut y aller avec des pincettes", a-t-il suggéré.

Sur place, au moins 19 personnes, en majorité des civils, ont été tuées samedi, dont neuf dans un attentat à la voiture piégée à Deir Ezzor dans l'est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au même moment, trois responsables de l'ONU, dont un adjoint de l'émissaire international Kofi Annan, étaient à Damas pour discuter de l'évolution de la mission des observateurs déployés en Syrie.

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