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L'élection présidentielle égyptienne, mode d'emploi

19/05/2012 01:24 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Le premier tour de l'élection présidentielle égyptienne se tiendra sur deux jours, les 23 et 24 mai avec, si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un second tour les 16 et 17 juin.

Le suffrage est ouvert aux Egyptiens et Egyptiennes âgés de 18 ans et plus, soit près de 52 millions de personnes. Le vote des expatriés pour le premier tour s'est tenu du 11 au 17 mai dans les ambassades et consulats d'Egypte.

Les bureaux de vote ouvriront à 08H00 locales (06H00 GMT) pour fermer à 20H00 (18H00 GMT).

Les résultats du premier tour doivent être officiellement annoncés le 27 mai, ceux du second le 21 juin.

Douze candidats sont en lice, après que dix autres ont été éliminés en raison de dossiers irréguliers ou incomplets, ou pour inéligibilité résultant d'une condamnation ancienne. Un autre candidat s'est retiré de lui-même.

L'élection est placée sous la supervision d'une Haute commission électorale, composée de magistrats. Des observateurs nationaux et étrangers, notamment ceux du Carter Center américain dont l'accréditation avait un temps été refusée, ont été autorisés.

Les principaux candidats sont Amr Moussa (ancien ministre des Affaires étrangères de Moubarak et ex-chef de la Ligue arabe), Abdel Moneim Aboul Foutouh (islamiste indépendant), Mohammed Morsi (Frères musulmans) et Ahmad Chafiq (dernier Premier ministre de Moubarak).

D'autres candidats ont moins de chances de se qualifier pour le second tour mais pourraient faire des scores notables, comme Hamdine Sabahi (gauche nassérienne), Selim al-Awa (islamiste) ou Khaled Ali (militant des droits sociaux).

Aucune femme ni figure parmi les candidats, ni aucun membre de la communauté chrétienne copte (près de 10% de la population).

Dans un pays où près de 40% de la population est illettrée, chaque candidat a un symbole figurant sur ses affiches et sur ses bulletins de vote: un soleil pour Amr Moussa, un cheval pour M. Aboul Foutouh, une balance pour M. Morsi ou encore une échelle pour M. Chafiq.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) à la tête du pays depuis la chute de M. Moubarak, s'est engagé à rendre le pouvoir d'ici le 30 juin, une fois le nouveau président élu pour un mandat de quatre ans.

cr/sbh

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