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Les ressortissants de trois pays du Golfe appelés à éviter le Liban

19/05/2012 11:35 EDT | Actualisé 19/07/2012 05:12 EDT

Les Emirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn ont appelé samedi leurs ressortissants à éviter de se rendre au Liban en raison des violences meurtrières dans ce pays liées au conflit en Syrie.

A Abou Dhabi, un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, Issa Abdallah al-Kalbani, a justifié cet appel par "la tension qui prévaut actuellement au Liban" et exhorté ses concitoyens qui s'y trouvent à quitter le pays ou à informer leur ambassade de leur lieu de résidence.

A Doha, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a exhorté les Qatariotes à "ne pas se rendre au Liban en ce moment en raison de la situation instable" dans ce pays voisin de la Syrie, secouée depuis plus de 14 mois par une insurrection contre le régime de Bachar al-Assad.

A Manama, les autorités, citées par l'agence officielle BNA, ont aussi demandé aux Bahreïnis de ne pas voyager au Liban "par souci pour leur sécurité" et à ceux déjà sur place "de partir immédiatement ou de rester à l'écart des zones en proie aux troubles".

Après les annonces des Emirats et du Qatar, le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, a appelé les "deux pays frères à revoir ces décisions car la situation au Liban ne (les) justifie pas".

Les ressortissants émiratis, qataris et ceux de l'ensemble des pays arabes sont les "bienvenus au Liban à tout moment", a-t-il ajouté, cité par l'agence nationale libanaise.

Des affrontements armés entre Libanais sunnites opposés au régime syrien et alaouites qui lui sont favorables ont eu lieu ces derniers jours à Tripoli, la grande ville du nord, faisant dix morts et des dizaines de blessés.

Ces combats mettent en lumière les profondes divisions entre les partis politiques libanais vis-à-vis de la crise en Syrie et font craindre que les violences chez le voisin ne fassent tache d'huile dans le pays.

La Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, y garde d'importants appuis dont le puissant Hezbollah chiite qui domine le gouvernement.

Depuis l'éclatement de la révolte en mars 2011, des milliers de Syriens ainsi que des militants se sont réfugiés au Liban, notamment à Tripoli.

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