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19/05/2012 05:23 EDT | Actualisé 19/07/2012 05:12 EDT

Le Drian rassure les USA sur la "solidarité des alliés" en Afghanistan

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a rencontré samedi au Pentagone son homologue américain Leon Panetta, le rassurant sur la "solidarité des alliés" en Afghanistan, dont la France, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan à Chicago.

La question du retrait des troupes combattantes françaises d'Afghanistan fin 2012 ne devrait pas poser de "difficultés majeures" au sommet de l'Otan à Chicago, a affirmé à l'AFP le ministre français à l'issue de l'entretien, confiant avoir eu l'impression que la position française a été "comprise".

A Chicago, "à mon avis, sur l'Afghanistan, il n'y aura pas de sujet majeur demain. L'unité de l'Alliance et la solidarité des alliés sera répétée. Ce sera à mon avis un sommet de consensus", a-t-il jugé.

Cette première rencontre entre les deux hommes a duré une quarantaine de minutes et donné lieu à un "échange chaleureux dans un esprit de grande confiance", selon Jean-Yves Le Drian pour qui "il s'agissait surtout de prendre contact".

Le ministre a répété la volonté du président François Hollande de retirer les troupes combattantes, essentiellement déployées dans la province afghane de Kapisa et dans le district de Surobi, d'ici la fin de l'année, ajoutant "que cela ne devait se faire que dans les meilleures conditions de sécurité pour les forces françaises et les forces alliées".

"Le retrait logistique est plus long et nécessite aussi de la sécurisation", a-t-il ajouté.

Outre le maintien d'un contingent pour des missions de formation de l'armée et de la police afghane, des troupes françaises devraient donc rester en Afghanistan pour protéger le matériel --notamment 900 véhicules et 1.400 conteneurs-- et en assurer le rapatriement en bon ordre.

"Evidemment, cela ne veut pas dire que nous quittons la coalition mais que notre présence sera différente", a-t-il répété.

Interrogé sur la proportion des quelque 3.500 militaires français actuellement déployés qui serait rapatriée, M. Le Drian a dit ne pas être "en mesure à l'heure actuelle de donner les chiffres".

"J'attends que les discussions aient lieu entre le chef d'état-major des armées" (l'amiral Edouard Guillaud) et le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain John Allen "en particulier pour mesurer comment ça se traduit en termes de chiffres et de positionnement géographique", a-t-il expliqué. Ce n'est "pas un scénario de rupture".

Le ministre, qui a également rencontré dans la matinée le général Allen, était accompagné de l'amiral Guillaud.

Sur les missions de formation que la France continuera d'assumer, Jean-Yves Le Drian a confié avoir demandé à l'amiral Guillaud "en relation avec le général Allen, de faire des propositions que le président de la République tranchera assez vite".

Dans un compte-rendu de l'entretien entre MM. Le Drian et Panetta, le Pentagone se contente de saluer "la coopération remarquable entre (les) deux pays sur de nombreuses questions de défense" et de noter que le secrétaire à la Défense "a remercié M. Le Drian en particulier pour l'importante contribution de la France à l'Isaf", la force internationale de l'Otan.

Jeudi, lors d'un entretien avec le président américain Barack Obama, François Hollande avait réitéré sa promesse de campagne selon laquelle la France retirerait ses troupes de combat d'Afghanistan d'ici la fin de l'année et que cela n'était "pas négociable".

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