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Washington juge "très sérieux" un projet de réconciliation du Sri Lanka

18/05/2012 09:04 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

La diplomatie américaine a jugé vendredi "très sérieux" un projet de réconciliation nationale au Sri Lanka présenté par le ministre des Affaire étrangères de ce pays meurtri par une guerre civile de 27 ans.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a rencontré vendredi son homologue sri-lankais Gamini Lakshman Peiris. Ce dernier lui "a présenté une approche très sérieuse" de la mise en oeuvre des recommandations d'une commission sri-lankaise sur la réconciliation, a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Mme Clinton a prôné "un processus très transparent et ouvert" dans l'application de ces recommandations, mais aussi sur la question des allégations de crimes de guerre, a ajouté la porte-parole.

Le ministre sri-lankais a toutefois relativisé l'existence d'un vrai plan d'action. "Nous n'avons pas donné de document au sujet d'un plan d'action. Mais nous avons présenté un compte-rendu détaillé de ce que nous avons fait, de ce nous faisons et de notre idée sur la trajectoire qui devra être prise dans le futur", a-t-il déclaré à la presse.

Les défenseurs des droits de l'homme ont critiqué la crédibilité de la commission sri-lankaise et demandé une enquête internationale sur la perpétration présumée de crimes de guerre lors du conflit armé avec les Tigres tamouls séparatistes en 2009.

En mars, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies avait voté une résolution, soutenue par les Etats-Unis, demandant au Sri Lanka de faire une enquête sérieuse sur ces événements.

Les autorités sri-lankaises avaient vivement rejeté cette résolution, arguant que le pays avait besoin de temps pour pouvoir effectuer sa propre enquête.

Selon des groupes de défense des droits de l'homme, environ 40.000 civils seraient morts dans les derniers mois de l'offensive de l'armée sri-lankaise contre les Tigres tamouls, un groupe séparatiste qui se bat pour l'indépendance de la minorité tamoule.

L'ONU estime à 100.000 le nombre de morts liées à la guerre civile entre 1972 et 2009.

Mme Clinton a par ailleurs profité de la rencontre pour évoquer "les efforts du Sri Lanka pour réduire sa dépendance à l'égard du pétrole iranien". "Les mesures prises par le Sri Lanka sont encourageantes", a estimé Mme Nuland.

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