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Volvo 0cean Race (7e étape) - Cap sur l'Europe pour une flotte au complet

18/05/2012 10:43 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Les six grands monocoques de la Volvo Ocean Race quittent Miami (Etats-Unis) dimanche pour Lisbonne, terme d'une 7e étape transatlantique qui les fera revenir en Europe sept mois après le départ de cette course autour du monde en équipage avec escales.

La flotte à nouveau au complet des VO70 (21,50 m) disputera samedi au large de Miami une régate côtière comptant pour le classement. Les premiers bateaux sont attendus vers le 31 mai dans la capitale portugaise.

Après 12 manches (6 étapes océaniques, 6 régates côtières) et 7 mois de course, plus de 33 000 milles parcourus -soit près de 85% de la route-, 4 bateaux sont en lice pour la victoire finale début juillet à Galway (Irlande).

Les Espagnols de Telefonica (Iker Martinez), leaders au classement général provisoire, sont désormais menacés par les Français de Groupama 4 (Franck Cammas/2e), les Néo-Zélandais de Camper (Chris Nicholson/3e) et les Américains de Puma (Ken Read/4e).

Ces derniers ont le vent en poupe après deux victoires d'étapes (5e et 6e) successives et la course aura rarement été aussi disputée. Dix-sept points seulement séparent les 4 premiers. Et les deux premières places sont trustées par des bateaux latins, un comble pour une course de culture anglo-saxonne!

Cette 7e étape, longue de 3590 milles, verra le retour du bateau chinois Sanya (Mike Sanderson/6e), absent des étapes 5 et 6 pour cause d'avaries (dont un safran brisé peu après le départ d'Auckland, en mars) et qui a effectué le trajet Nouvelle-Zélande - Floride sur un cargo.

Le voilier émirati Abu Dhabi (Ian Walker/5e), un plan Farr décevant jusqu'ici et avant-dernier au classement général, espère redorer son blason dans cette transat.

"Le classement de la dernière étape Itajai (Brésil) - Miami est très représentatif de l'intensité de la compétition, a souligné Cammas. Cela veut dire que tout reste encore très ouvert pour 4 voiliers en vue de la victoire finale. C'est une bonne chose quand on sait qu'il reste 6 manches à disputer, dont 3 étapes" océaniques.

"A priori, c'est un terrain de jeu qu'on connaît bien et il y aura des options", a confié Cammas à l'AFP à propos de cette étape transatlantique, évoquant notamment "le courant du Gulf Stream à négocier au début".

Après avoir largement dominé la première partie de cette Volvo Ocean Race 2011-12, avec 3 victoires d'étape successives (1ère, 2e et 3e), Telefonica aborde cette fin de course un peu sur la défensive.

A l'inverse de Puma. "Aucun bateau n'a jamais gagné la Volvo Ocean Race après avoir abandonné une étape (et donc marqué 0 point), a observé Read. Pourquoi ne pas être les premiers? Nous sommes en position de chasseurs. Cela nous convient. C'est amusant".

Le voilier américain avait démâté dans la 1ère étape Alicante (Espagne) - Le Cap (Afrique du Sud) alors qu'il se battait pour la 1ère place avec Telefonica.

heg/jde

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