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Trois blessés dans de nouveaux heurts au Liban entre sunnites et alaouites (sécurité)

18/05/2012 01:25 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Trois personnes ont été blessées vendredi dans de nouveaux combats entre sunnites et alaouites à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, ont affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité et une source médicale.

Le responsable a indiqué qu'en début de soirée au moins quatre obus et grenades étaient tombés sur les quartiers de Bab al-Tebbaneh (majoritairement sunnite et hostile au régime syrien) et de Jabal Mohsen (à majorité alaouite pro-régime).

Les affrontements entre des habitants de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen ont fait depuis samedi dix morts et des dizaines de blessés lors d'affrontements quasi quotidiens.

L'ambassadeur syrien auprès des Nations unies, Bachar Jaafari, a récemment estimé dans une lettre envoyée au patron de l'ONU Ban Ki-moon que "certaines régions du Liban proches de la frontière sont devenues un nid de terroristes d'Al-Qaïda et des Frères musulmans", selon des extraits publiés par des médias libanais.

Le Premier ministre libanais Najib Mikati, à la tête d'un gouvernement dominé par le Hezbollah et ses partenaires alliés de Damas, a répondu vendredi dans un communiqué publié par son bureau, critiquant pour la première fois le voisin syrien.

Il a jugé que ces accusations "exacerbaient les différences entre les deux pays", affirmant que le Liban "assumait totalement son devoir de protection des frontières" et dénonçant des violations "également côté syrien".

Depuis le début de la révolte contre le régime syrien en mars 2011, des heurts confessionnels ont éclaté à plusieurs reprises à Tripoli, faisant craindre un débordement de la crise dans ce petit pays. Mais les combats de ces derniers jours sont les plus meurtriers depuis le début du soulèvement.

M. Mikati avait exprimé mercredi son inquiétude quant aux répercussions de la crise syrienne. "Le feu couve sous les cendres", a-t-il dit lors d'un conseil des ministres, affirmant qu'il n'était "pas rassuré".

Ancienne puissance de tutelle pendant 30 ans, la Syrie a maintenu ses troupes au Liban jusqu'en 2005, lorsqu'elle a été obligée de les retirer sous la pression de la rue et de la communauté internationale après l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, pour lequel Damas a été pointé du doigt.

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