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Le pétrole en baisse à New York, dans un contexte macroéconomique inquiétant

18/05/2012 09:29 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en légère baisse vendredi, toujours sous pression, dans un contexte macroéconomique de mauvais augure pour la demande, pénalisé par un dollar fort et une offre très abondante aux Etats-Unis.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin perdait 41 cents par rapport à jeudi, à 92,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"On n'a pas reçu grand chose d'autre que des mauvaises nouvelles ces derniers jours, et la pression qu'elles exercent sur les marchés financiers se traduit aussi sur le marché du brut", a relevé Tom Bentz, courtier chez BNP Paribas à New York.

Les inquiétudes sur l'avenir de la Grèce au sein de la zone euro, compromis par la montée en puissance des partis anti-austérité qui pourraient accéder au pouvoir après les prochaines législatives prévues le 17 juin, et le risque de contagion à d'autres pays lourdement endettés de l'Union monétaire, continuaient ainsi de dominer sur les marchés.

Renforçant ces inquiétudes, l'agence de notation financière Fitch a abaissé jeudi les notes de long terme de la dette en devises et en euros de la Grèce à "CCC" contre "B-" auparavant, citant "le risque accru" de sortie du pays de la zone euro.

En outre, en Espagne, l'agence de notation Moody's a diminué jeudi la note de crédit de long terme de 16 banques espagnoles, et selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d'Espagne, le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur vulnérabilité, a de nouveau progressé en mars, atteignant un nouveau record depuis 1994.

"Même si le WTI tient un peu mieux que le Brent à Londres, qui glisse davantage, cela ne veut pas dire grand chose, le marché est toujours plombé par une offre trop abondante" aux Etats-Unis, a continué Tom Bentz, comme l'a montré la nouvelle hausse des stocks de brut du pays lors de la semaine achevée le 11 mai. Ces réserves sont à leur niveau le plus élevé depuis près de 22 ans.

Par ailleurs, "la hausse du dollar (face à l'euro) est un facteur négatif évident ayant pesé dans le récent mouvement de baisse" du brut, ont remarqué les experts de Commerzbank.

En effet, le renforcement du billet vert rendait moins attractifs les achats de brut libellés en dollar, pour les investisseurs munis d'autres devises.

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