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Le pétrole au plus bas depuis octobre à New York, à 91,48 dollars le baril

18/05/2012 03:02 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont poursuivi leur recul vendredi à New York, tombant à un plus bas depuis fin octobre, dans un marché toujours pénalisé par la crise grecque et les risques de contagion en zone euro, qui alimentent les craintes sur la vigueur de la demande en brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a abandonné 1,08 dollar par rapport à jeudi, et terminé à 91,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole, qui avaient ouvert en légère baisse, ont accentué leur recul en cours de séance, dans un mouvement persistant de ventes. Ils ont ainsi chuté à leur plus bas niveau depuis le 26 octobre dernier, date à laquelle ils avaient clôturé à 90,95 dollars.

"On n'a pas reçu grand chose d'autre que des mauvaises nouvelles ces derniers jours, et la pression qu'elles exercent sur les marchés financiers se traduit aussi sur le marché du brut", a relevé Tom Bentz, courtier de BNP Paribas à New York.

"La tendance baissière, qui prédomine depuis quelques semaines sur le marché (du brut) s'est poursuivie aujourd'hui, les craintes liées à la crise de la dette en zone euro pesant lourdement sur l'humeur des courtiers et bridant tout appétit du risque", a remarqué Matt Smith, de Summit Energy (Schneider Electric).

En outre, les propos tenus par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, qui a estimé vendredi que la crise de confiance des marchés envers la zone euro "pourrait continuer pendant encore deux ans +Grrr+ (...) à accentuer la baisse du moral du marché", a estimé M. Smith.

"Dans douze à vingt-quatre mois, on connaîtra un apaisement des marchés financiers", a déclaré M. Schäuble sur la radio française Europe 1, qui a en outre réaffirmé que la volonté de Berlin n'était pas que la Grèce en sorte.

Les inquiétudes pour l'avenir de la Grèce au sein de la zone euro, compromis par la montée en puissance des partis anti-austérité qui pourraient accéder au pouvoir après les prochaines législatives prévues le 17 juin, entretenaient en outre la crainte d'une contagion à d'autres pays lourdement endettés de l'Union monétaire et continuaient de dominer les marchés.

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