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Le juge envisage des procès séparés pour les cinq accusés du 11-Septembre (avocat)

18/05/2012 03:49 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Le juge militaire de Guantanamo chargé du procès des attentats du 11-Septembre envisage de traduire les cinq accusés séparément devant un tribunal militaire d'exception, a-t-on appris vendredi auprès d'un des avocats de la défense.

Le juge militaire James Pohl a publié "une demande inhabituelle pour que l'accusation démontre pourquoi les accusés du 11-Septembre ne doivent pas être jugés séparément", selon un communiqué de James Connell, avocat du Pakistanais Ali Abdoul Aziz Ali.

"En général, l'accusation préfère un procès conjoint car cela leur facilite le travail", a déclaré Me Connell, dont le client est le neveu de Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé du 11-Septembre. "Cette demande est inhabituelle car le tribunal militaire lui-même avait envisagé la question", a-t-il dit, précisant à l'AFP que cela signifiait que le juge l'envisageait à nouveau.

Cinq hommes ont été accusés, le 5 mai à Guantanamo, du meurtre de 2.976 personnes lors des attentats du 11 septembre 2001 et encourent la peine de mort.

Les avocats de trois d'entre eux ont réclamé que huit "hauts responsables" des administrations du président Barack Obama et de son prédécesseur George W. Bush témoignent lors des débats, a indiqué à l'AFP Walter Ruiz, avocat de Saoudien Moustapha al-Houssaoui.

Il a refusé de dévoiler les noms de ces responsables qui figurent dans un recours déposé devant le tribunal mais qui n'a pas encore été rendu public.

Me Ruiz a cependant précisé qu'ils relevaient "des plus hauts niveaux du gouvernement" et qu'ils étaient appelés à témoigner en raison de leurs déclarations susceptibles d'"affecter l'ensemble du processus" judiciaire.

Ce recours vise à faire tomber les charges contre les accusés.

En outre, Me Connell a réclamé le témoignage à la prochaine audience de Jose Rodriguez, un ancien responsable de la CIA, qui a admis des mauvais traitements à l'encontre de Khaled Cheikh Mohammed pendant sa détention dans une prison secrète.

"M. Rodriguez a d'importantes informations sur le sujet et il n'y a aucune raison pour le gouvernement de l'interdire de témoigner", a déclaré Me Connell après un veto de l'accusation. "Le gouvernement utilise toutes les tactiques disponibles pour supprimer toute preuve de torture", a-t-il ajouté en réitérant sa demande auprès du tribunal.

chv/eg

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