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La Chine acquiert des technologies occidentales pour moderniser son armée (Pentagone)

18/05/2012 09:47 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Le Pentagone s'inquiète de l'acquisition par la Chine de technologies occidentales dites à double usage, civil et militaire, et de ses activités de cyberespionnage afin de moderniser son armée, dans un rapport annuel au Congrès rendu public vendredi.

Pékin "modernise son armée en intégrant des technologies à double usage occidentales (principalement américaines)", affirme le département de la Défense dans ce rapport sur l'état de l'armée chinoise.

Pour le Pentagone, "tirer profit de l'acquisition, légale et illégale, de technologies à double usage ou liées à un usage militaire" est un "objectif de sécurité nationale affiché" par Pékin.

L'armée américaine craint ainsi que "l'effet cumulatif de transferts technologiques à double usage apporte une contribution substantielle aux capacités militaires" chinoises.

Le Pentagone s'inquiète que les constructeurs aéronautiques occidentaux, "puissent par inadvertance bénéficier à l'industrie aéronautique militaire chinoise". L'avionneur européen Airbus a ouvert une ligne de production pour ses A320 à Tianjin en 2009.

"Nous sommes attentifs aux investissements chinois destinés à améliorer leur industrie de défense et leur capacité à produire des variantes locales de toute une série d'équipements militaires", a confié aux journalistes David Helvey, haut responsable du Pentagone chargé des affaires asiatiques.

La Chine a également largement recours à l'espionnage économique à des fins militaires.

"Les acteurs chinois sont les responsables les plus actifs et les plus obstinés au monde dans le domaine de l'espionnage économique", dénonce le Pentagone, selon qui les services de renseignement mais aussi les instituts de recherche et les sociétés privées sont impliqués.

De nombreux actes d'espionnage émanent d'internet. "En 2011, les réseaux informatiques dans le monde ont continué à être la cible d'intrusions et de vols de données, dont nombre proviennent de Chine".

Internet pourrait aussi servir Pékin pour des "opérations offensives", selon M. Helvey, reconnaissant que c'était une source d'inquiétude.

mra-ddl/sam

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