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Kofi Annan "bientôt" en Syrie, selon son porte-parole

18/05/2012 06:47 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan, se rendra "bientôt" sur place, a indiqué vendredi son porte-parole, Ahmad Fawzi.

"On peut s'attendre à une visite bientôt", a déclaré M. Fawzi, lors d'un point presse à Genève.

"Nous avons déjà dit que l'émissaire conjoint examine une invitation à se rendre en Syrie", a-t-il ajouté.

M. Fawzi a par ailleurs annoncé qu'un adjoint de M. Annan avait prévu lui aussi de se rendre sur place. Le porte-parole n'a pas souhaité, pour des "raisons de sécurité", donner des précisions quant à son plan de voyage.

Sur le terrain, les violences se poursuivent sous les yeux des observateurs de l'ONU, déployés en vertu du plan de paix de l'émissaire Kofi Annan pour surveiller une trêve sans cesse violée depuis plus d'un mois.

Les militants, qui tentent désespérément de prendre à témoin les observateurs - plus de 250 à 270 - ont appelé à manifester comme chaque vendredi pour réclamer la chute du régime du président Bachar al-Assad et rendre hommage aux étudiants d'Alep qui ont manifesté jeudi par milliers en présence des Casques bleus.

A Genève, le porte-parole de Kofi Annan a une fois de plus lancé un appel à toutes les parties pour qu'elles cessent toute forme de violence et engagent un dialogue politique. Il a également appelé à l'unité du Conseil de sécurité de l'ONU et de la communauté internationale.

"Le plan Annan est le seul plan sur la table en ce moment", a déclaré M. Fawzi, alors que les grandes puissances continuent de s'accrocher au plan de paix de Kofi Annan, redoutant le moment où il faudra constater son échec.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a pour sa part estimé jeudi que Al-Qaïda pouvait être responsable de récents attentats en Syrie.

Interrogé sur les déclarations du chef de l'ONU, M. Fawzi a refusé de commenter. Il a toutefois indiqué que M. Annan avait déjà parlé de la présence d'"un troisième élément" en Syrie.

"Nous n'avons pas pu vérifier quel est cet élément. Nous sommes en train de le faire", a-t-il affirmé.

Depuis le début de la révolte en mars 2011, plus de 12.000 personnes ont été tuées en Syrie, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Plus de 900 l'ont été depuis que le plan de paix est entré en vigueur.

apo/mnb/aub

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