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Il n'y aurait pas de fil conducteur pour les meurtres en Afghanistan

18/05/2012 06:00 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Il n'y a pas de fil conducteur reliant les meurtres par balle commis par des soldats et des policiers afghans contre leurs mentors de l'OTAN, affirme le commandant adjoint sortant de la mission de formation.

Au cours des 18 derniers mois, 77 soldats alliés ont été tués par des Afghans portant des uniformes de l'armée ou de la police, dont trois dans la dernière semaine seulement. Aucun Canadien ne fait partie de la liste des décès jusqu'à maintenant.

Selon le major-général Mike Day, qui terminera bientôt une mission d'un an comme responsable adjoint de la mission de formation de l'Alliance atlantique à Kaboul, chaque incident a fait l'objet d'une enquête approfondie.

M. Day précise toutefois ne pas savoir ce qui motive la violence, et ne pas être en mesure d'affirmer que de tels événements ne se reproduiront pas.

La possibilité de ce genre de traîtrise mortelle a été l'un des plus importants problèmes de sécurité pour les quelque 6000 hommes de la mission d'entraînement, dont environ 900 Canadiens.

Les motifs des attaques varient, lorsque les enquêteurs peuvent même trouver un motif. La culture afghane parfois énigmatique et l'obstacle linguistique rend complexe le fait de recueillir des informations fiables ou d'avoir des sources fidèles.

Certaines études américaines suggèrent que les décennies de guerre et leur impact psychologique pourraient jouer un rôle dans cette série d'attaques de la part des troupes afghanes. La théorie trouve un appui modéré chez M. Day.

«Beaucoup de ces gens se battent depuis plusieurs années, a-t-il dit. Est-ce parce qu'ils ont vécu une mauvaise semaine ou qu'ils ont mal interprété quelque chose?»

Les talibans revendiquent l'ensemble des meurtres commis contre les troupes de la coalition par des soldats ou policiers afghans. Il s'agit toutefois d'une grossière exagération puisque les enquêteurs «ne voient pas les insurgés comme étant la force poussant à appuyer sur la détente», mentionne le major-général Day.

Selon des rapports publiés aux États-Unis, des soldats américains ont commencé à prendre leurs précautions, portant des vestes renforcées lorsqu'ils rencontrent des soldats afghans ou des policiers.

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