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G20: un ancien juge entendra les accusations de mauvaise conduite policière

18/05/2012 05:28 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

TORONTO - Un juge à la retraite entendra les accusations de mauvaise conduite policière portées contre des dizaines d'agents à l'issue du sommet du G20 tenu à Toronto il y a deux ans, a annoncé vendredi le chef de police de la ville, Bill Blair.

Cette mesure survient alors que M. Blair a fait l'objet d'intenses pressions pour que la lumière soit faite sur les actes policiers au sommet, dans la foulée du dépôt d'un rapport accablant pour les corps policiers impliqués.

M. Blair a mentionné par voie de communiqué que s'il avait pris la décision de faire appel à un ancien juge pour présider les audiences, c'était notamment pour répondre au vif intérêt que l'affaire suscitait au sein de la population.

Le chef de police de Toronto a ajouté qu'il solliciterait aussi les services d'un ancien procureur de la Couronne pour les poursuites liées au dossier.

Gerry McNeilly, du Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police, avait déclaré mercredi que la preuve compilée dans au moins 107 plaintes de citoyens — allant des détentions illégales à la brutalité policière —, étaient suffisantes pour déposer des accusations de mauvaise conduite.

Au moins quatre d'entre elles concernent des hauts dirigeants de la police ayant donné les ordres pendant le week-end du G20 à Toronto, qui avait mené aux plus grand nombre d'arrestations massives jamais effectuées au Canada.

Les audiences seront publiques, de même que leurs résultats.

Dans un rapport accablant de 300 pages, M. McNeilly blâme la police pour avoir enfreint les droits constitutionnels en plus d'avoir fait un usage excessif de la force.

Il s'est fait tout aussi sévère à l'égard de l'attitude de certains supérieurs de la police, de même qu'envers ceux responsables du centre de détention improvisé.

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