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François Hollande reçu par Barack Obama à la Maison-Blanche

18/05/2012 01:58 EDT | Actualisé 18/07/2012 05:12 EDT

WASHINGTON - Trois jours après son investiture à la présidence française, François Hollande a fait son entrée sur la scène internationale aux États-Unis, où il est arrivé vendredi pour participer aux sommets du G8 et de l'OTAN. Un baptême diplomatique qui a commencé par un tête à tête avec Barack Obama à la Maison-Blanche, dominé par la situation de la zone euro et l'Afghanistan.

Devant son homologue américain, François Hollande a insisté sur la nécessité de faire de la croissance une priorité en Europe et a exprimé sa conviction que la Grèce doit rester dans la zone euro. Le président français a également confirmé à Barack Obama son engagement de retirer les troupes combattantes françaises d'Afghanistan d'ici la fin de l'année, tout en promettant de soutenir le pays sous une autre forme.

François Hollande et son hôte ont évoqué «les grands sujets» lors de leur entretien, a rapporté le président français lors d'une déclaration devant la presse avec son homologue américain. Ils ont notamment abordé l'économie, et en particulier la situation dans la zone euro.

«La croissance doit être une priorité», a souligné François Hollande. «Sur cette dimension de croissance, le président Obama a pu marquer une convergence», a observé le président français, tout en notant que «c'est à l'Europe d'organiser elle-même ses propositions en matière de croissance». Barack Obama a lui aussi évoqué la nécessité de discuter lors du sommet du G8 d'une «approche responsable qui allie consolidation budgétaire et soutien à la croissance».

«Nous avons la même conviction, que la Grèce doit rester dans la zone euro et que tous les efforts doivent être faits (...) pour y parvenir», a souligné François Hollande.

Autre grand sujet abordé par les deux présidents, l'Afghanistan: François Hollande a dit avoir rappelé au président Obama la promesse qu'il a faite au peuple français de retirer les troupes française combattantes d'ici la fin de 2012, soit deux ans plus tôt que l'objectif fixé par la coalition. Mais il a ajouté avoir «précisé qu'il y aurait toujours un soutien à l'Afghanistan d'une autre nature, sous une autre forme, en bonne intelligence avec nos alliés».

C'est la première fois que François Hollande rencontrait Barack Obama, qui briguera un nouveau mandat en novembre prochain. «C'était très important que je puisse réaffirmer ici l'importance que joue la relation entre la France et les États-Unis», a souligné François Hollande. «La France est un pays qui est soucieux de son indépendance mais qui, en même temps, sait quelle est son alliance, quelle est son amitié et quel est son lien avec les États-Unis d'Amérique.»

Sur un ton plus léger, le nouveau président français a remercié son hôte pour «sa grande connaissance de (sa) vie» avant qu'il ne devienne un homme politique. «Je ne veux rien dire qui puisse laisser penser que les cheeseburgers pourraient avoir quelque défaut que ce soit», a-t-il lancé, après avoir rappelé récemment dans un entretien au «New York Times» qu'il avait effectué un stage aux États-Unis dans les années 1970 sur le système de restauration rapide.

«Cheeseburger goes very well with french fries» («le cheeseburger se marie très bien avec les frites»), a répondu le président Obama en riant.

Après cet entretien, François Hollande s'est rendu rencontrer la secrétaire d'État Hillary Clinton, avec laquelle il devait déjeuner.

Le président français devait aussi s'entretenir en privé vendredi avec le premier ministre britannique David Cameron, puis prononcer un discours devant la communauté française à l'ambassade de France à Washington.

L'avion de François Hollande a atterri en début de matinée à l'aéroport de Washington. Le président a fait le voyage avec sa compagne, Valérie Trierweiler, et ses ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de l'Économie, Pierre Moscovici.

Lors de son séjour aux États-Unis, le président français va participer à ses premiers grands rendez-vous internationaux, enchaînant le sommet du G8, vendredi et samedi à Camp David, puis le sommet l'OTAN dimanche et lundi à Chicago.

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