Les carrés blancs, verts et rouges s'unissent contre la loi spéciale

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Léo Bureau-Blouin, au micro, accompagné par Martine Desjardins (à sa gauche), d'élus et de représentants des carrés verts et blancs. (Radio-Canada.ca)
Léo Bureau-Blouin, au micro, accompagné par Martine Desjardins (à sa gauche), d'élus et de représentants des carrés verts et blancs. (Radio-Canada.ca)

Les représentants étudiants Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin ont lancé un « ultime » appel à la négociation avec le gouvernement, à quelques heures du dépôt du projet de loi spéciale. Ils étaient appuyés dans leur démarche par des élus, ainsi que par des représentants des carrés verts, pour la hausse, et des carrés blancs, qui réclament une trêve.

« Nous voulons interpeller directement M. Charest et le conseil des ministres en lui disant qu'une solution négociée est toujours possible », a déclaré Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). « Loi spéciale, pas loi spéciale, ceci n'empêche pas d'avoir une sortie de crise qui est honorable, une sortie de crise négociée », a-t-il ajouté.

Le président de la FEUQ a aussi appelé à passer outre les sentiments de « vengeance » et de « hargne », de part et d'autre.

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), a demandé au premier ministre - qui est aussi le ministre responsable de la jeunesse - de renoncer à la loi spéciale et d'ainsi démontrer qu'il était « un chef d'État et non pas seulement le chef d'un parti ».

Laurent Proulx, porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsable du Québec, pour la hausse des droits de scolarité, a lui aussi invité le gouvernement au dialogue avec les étudiants en grève, considérant qu'une « loi spéciale ne devrait être utilisée qu'en dernier recours seulement ».

L'instigateur du carré blanc, Robert Michaud, a quant à lui pris la parole en tant que « parent fier et inquiet, mais encore plus inquiet aujourd'hui », pour réclamer un retour à la paix sociale.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, était à leurs côtés, tout comme les députés indépendants Lisette Lapointe et Pierre Curzi, ainsi que Jean-Marie Aussant, d'Option nationale.

« Une loi bâillon, c'est l'inverse de ce dont le Québec a besoin. », a affirmé Jean-Marie Aussant, d'Option nationale.

Amir Khadir, le député de Québec solidaire, a pour sa part comparé la loi spéciale à « une loi matraque ». Il a appelé le gouvernement à « saisir la main tendue » des étudiants, « parce que le contraire pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le Québec, pour les policiers qu'on envoie au front, pour les étudiants et les jeunes qui se font taper sur la tête ».

« S'il arrive un malheur, c'est sûr que ce qui va arriver, c'est que c'est le Québec tout entier qui va tenir le gouvernement comme premier responsable de ce malheur. », a déclaré Amir Khadir, le député de Québec solidaire.

La CLASSE absente

Fait qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des journalistes, les porte-parole de la CLASSE n'étaient pas présents au point de presse. Les représentants de la FEUQ et de la FECQ ont expliqué que cette absence s'expliquait par le fait que la CLASSE tenait une rencontre à Montréal au même moment.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a aussi pris la parole pour ajouter que la CLASSE n'avait pas l'habitude de prendre publiquement la parole en compagnie de partis politiques.

LA MANIFESTATION DU 16 MAI EN IMAGES:

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