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Tour d'Italie - 12e étape: le rose évanoui de Casar

17/05/2012 01:05 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Sandy Casar, tout près de devenir le premier Français en tête du Giro depuis 1999, a perdu sur les deux tableaux, la victoire d'étape enlevée par le Danois Lars Bak et le maillot rose qui est resté la propriété provisoire de l'Espagnol Joaquim Rodriguez.

Longtemps leader virtuel, Casar a dû se satisfaire d'un bond de 33 places au classement général. Le Français est remonté à la troisième place du Giro, à 26 secondes de "Purito" Rodriguez.

Sous le soleil de Ligurie, le coureur de la FDJ-BigMat a eu l'inspiration de partir à l'attaque après une cinquantaine de kilomètres, au sein d'un groupe de sept coureurs qui a vite pris ses distances. Dans un rappel de l'édition 2006, quand il avait mis à profit une étape de transition pour regagner plus de sept minutes à Domodosola et accéder à la sixième place du classement, rang qu'il allait garder à la fin du Giro une semaine plus tard.

Derrière l'échappée, l'équipe de Joaquim Rodriguez a commencé à engager la poursuite. Mais, faute de recevoir de l'aide, elle s'est ostensiblement relevée après une discusion entre le porteur du maillot rose et son directeur sportif, l'Italien Valerio Piva.

L'écart a grandi jusqu'à atteindre 7 minutes à 38 kilomètres de l'arrivée, moment choisi par l'Italien Ivan Basso -le point de repère de ce Giro- pour accélérer l'allure. Il a baissé ensuite sur les routes sinueuses des Cinque Terre, l'un des sites préservés de la côte ligure, pour descendre à moins de quatre minutes, au sommet de la Villa Tassani, la dernière côte du parcours à 11 kilomètres de l'arrivée.

Casar a relancé l'allure à plusieurs reprises, tout en évitant de s'exposer à un contre de l'Italien Ivan Santaromita, lui aussi concerné par le classement général. Dans le final, le Français a préféré se concentrer sur le succès d'étape, qu'il pouvait raisonnablement envisager compte tenu de sa vitesse terminale dans un petit groupe.

Mais, s'il a neutralisé un premier démarrage (Bakelants), il a laissé partir ensuite Bak, à 1800 mètres de la ligne, sans qu'aucun de ses compagnons ne réagisse. Le Danois, un ancien vainqueur du Tour de l'Avenir (en 2005), s'est dirigé à l'âge de 32 ans vers son premier succès d'étape dans le Giro, 11 secondes avant que Casar devance ses rivaux pour la deuxième place.

"Cela s'est mal terminé. C'est une occasion qui ne se représentera peut-être jamais", a soupiré le Français de 33 ans, revenu sur le Giro après six ans d'absence et un début de saison contrarié par des ennuis de santé récurrents.

Sur la Riviera du Levant, lieu d'origine de la "focaccia" (le concurrent de la pizza), le premier peloton s'est présenté à plus de trois minutes et demie, le groupe des sprinteurs plus loin encore à la veille de leur (probable) dernier match.

La 13e étape, limitée à 121 kilomètres, relie vendredi Savone à Cervere, dans le Piémont. Pour Mark Cavendish, le champion du monde qui a salué le succès de Bak (l'un de ses anciens coéquipiers), et ses adversaires, c'est la dernière occasion avant de grimper en altitude ou... quitter le Giro.

jm/eb

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