NOUVELLES

Québec: l'opposition prend fait et cause pour les étudiants

17/05/2012 01:23 EDT | Actualisé 17/07/2012 05:12 EDT

Le gouvernement québécois du libéral Jean Charest, qui a annoncé mercredi qu'il allait introduire une loi spéciale pour mettre fin au conflit étudiant sans négocier, a été accusé jeudi par l'opposition de provoquer un "gâchis" et de "s'acharner" contre les jeunes.

"Je veux que le Premier ministre rencontre les étudiants aujourd'hui", a tonné au parlement la dirigeante du Parti Québécois et chef de l'opposition Pauline Marois, fortement applaudie par ses partisans.

"Il faut dialoguer, sans passer par une loi spéciale-matraque", a-t-elle poursuivi avec émotion.

Sans se départir de son calme dans un débat houleux, M. Charest a repris ses arguments, expliquant placidement que les modifications du financement de l'enseignement supérieur débouchant sur la hausse des frais de scolarité, au centre du conflit, avaient fait l'objet de consultations depuis de longues années.

Et il a paru exclure toute reprise des négociations, affirmant que les étudiants avaient durci leur position --ce que ces derniers contestent en citant de nouvelles propositions faites encore mercredi à la ministre de l'Education Michelle Courchesne.

M. Charest a aussi relevé une contradiction apparaissant selon lui dans le raisonnement de ses adversaires. Ceux-ci craignent que la loi à venir --dont on ne connaît pas encore le texte-- n'impose de sévères sanctions aux personnes et organisations organisant des piquets de grève empêchant les non-grévistes de suivre les cours et en même temps ils affirment défendre une meilleure accessibilité aux études.

Mme Marois n'est pas entrée dans ce débat. Elle a reproché à M. Charest de "n'avoir jamais accepté de s'asseoir avec les étudiants".

"Pourquoi s'acharne-t-il contre les jeunes du Québec ?", a-t-elle demandé.

Contrairement aux attentes, le projet de loi n'a pas été déposé vendredi au parlement de Québec et il pourrait l'être seulement mardi prochain.

via/mdm

PLUS:afp